Des journées de partages d’expériences entre les médecins urgentistes ont été Organisées les 1ers et 2 juin 2023 à Antananarivo dans le cadre de la 11ème édition des Journées francophones de médecine d’urgence de l’Océan Indien. Une initiative conduite par le CHU de La Réunion, l’Association des Médecins Urgentistes de Madagascar (AMUM) et le Service d’Ade Médicale d’Urgence (SAMU) de la Réunion, avec le financement de l’Union européenne, l’Ambassade de France à Madagascar, l’Etat et la Région Réunion.
Les thématiques abordées sont variées cette année, allant des thèmes précis sur les urgences comme « les actualités sur le choc hémorragique », des thèmes d’actualité comme « le réchauffement climatique et les crises sanitaires », jusqu’au thème global comme « comment peut-on enseigner la médecine d’urgence ? ».
« Durant ces 2 jours à l’hôpital HJRA, des séances de présentation sur le bodyscan nous ont permis de recueillir de nouvelles informations sur les innovations utiles dans l’exercice de nos fonctions » a déclaré le Docteur Mohamed Ridhoine, médecin réanimateur des Comores, qui participe pour la première fois au congrès
Pour le Docteur Rambolatiana Annicet, médecin urgentiste du CHU Analakinina Toamasina ayant déjà participé aux éditions précédentes : « pour nous qui travaillons dans les régions éloignées, ces deux journées nous ont permis de mettre à jour nos connaissances, notamment sur les techniques de prise en charge des cas de patients présentant des problèmes cardiaques et hémorragiques applicables sur le terrain. »
Savoir intervenir sur le terrain quand on manque de moyen : le congrès s’organise dans cet esprit avec 250 participants, représentés par Madagascar, La Réunion, Seychelles, Maurice et Comores qui apportent chacun leurs visions , sous l’égide de la Société Française de Médecine d’Urgence et la Société Française de Médecine de Catastrophe
La médecine d’urgence est un domaine primordial et à maîtriser, surtout pour les zones reculées des îles, comme dans les campagnes où il peut y avoir des problèmes matériels ou un manque d’équipes médicales. Ainsi, l’équipe sur place doit savoir réagir avec peu de moyen et avec rapidité.
« Dans notre métier, nous recevons des cas de patients extrêmement graves nécessitant des traitements d’urgences. Faute de moyens dans nos régions, nous faisons le nécessaire pour assurer notre mission » a conclu le Docteur Mohamed Ridhoine.
