ADMINISTRATION – Le ministère des mines élabore son système de demande de permis digitalisé

Antananarivo, 19 Octobre, 9h45 – La digitalisation des opérations minières comme bouclier pour lutter contre la corruption. Le ministère des Mines élabore actuellement son système digitalisé pour assainir le secteur minier et pour lutter contre la corruption, selon Olivier Herindrainy Rakotomalala, ministre des Mines. La mise en place de ce système digitalisé pour les procédures de demande de permis minier a été instaurée dans le nouveau code minier adopté récemment et dont les décrets d’application ont été finalisés le mois dernier.

“Ce qui favorise la corruption ce sont les personnes, (…) on doit réduire au maximum les contacts entre les agents de l’Etat et les opérateurs”, indique le ministre lors de l’atelier destiné au secteur minier dans l’élaboration de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption qui s’est tenu ce vendredi à Ivato. “Et c’est là qu’intervient la digitalisation. La demande de permis minier est aujourd’hui digitalisée, il en est de même pour la demande d’un carré à exploiter ou les paiements qui pourront se faire à distance”, ajoute-t-il. “Nous travaillons actuellement avec la Banque mondiale dans la réalisation de ce système car cela a un coût”, poursuit le ministre.

Selon le membre du gouvernement, la digitalisation permettra de garantir la transparence dans toutes les procédures qui sont menées. “Avant c’était celui qui versait un pot de vin qui était priorisé dans l’octroi d’un carré mais aujourd’hui ce sera le système qui dira qui a déposé sa demande en premier”, indique le ministre.

Outre la digitalisation, le ministère mise aussi sur la vulgarisation des textes et la communication intensive pour lutter contre la corruption dans le secteur minier. “L’ignorance est la première porte vers la corruption”, estime Olivier Rakotomalala. “On va faire tous les efforts pour communiquer sur le nouveau code minier et les décrets correspondants”, indique-t-il. “Nous allons également les traduire en de nombreuses langues, notamment en chinois car beaucoup de chinois opèrent dans le secteur”, conclut le ministre.