Antananarivo, 15 Septembre, 7h43 – Le Syndicat des administrateurs civils (Synad) fait entendre sa voix. Dans un communiqué publié mercredi, il dit « condamner avec fermeté les sanctions prononcées contre nos confrères n’ayant commis aucune erreur comme cela a été le cas avec le chef de district d’Ikongo et de bien d’autres ». Pour le Synad, il ne s’agit pas de « défendre ceux de leurs camarades qui auraient enfreint la Loi ». Il indique cependant vouloir « mener des enquêtes afin d’éviter les accusations non fondées ».
Une fois de plus, comme lors de ses récentes sorties médiatiques, le Synad dénonce des pressions et un manque de considération envers les administrateurs civils dans l’accomplissement de leurs tâches. « Nous rejetons tous types de pressions dans l’exercice de nos fonctions », souligne la missive signée du président du Synad, Paolo Emilio Rakotonarivo. Le communiqué indique néanmoins que le syndicat entend « encore poursuivre les revendications avec sagesse et dans le calme ».
Le chef du district d’Ikongo avait été démis de ses fonctions par le Conseil des ministres du 7 Septembre. Le limogeage intervient après la tragédie d’Ikongo qui a vu la mort d’une vingtaine de personnes lors d’affrontements entre la foule et les gendarmes. Les forces de l’ordre ont ouvert le feu lorsque la foule a tenté d’envahir la caserne de la gendarmerie où avaient été gardés à vue quatre suspects de kidnapping et d’assassinat.