ADMINISTRATION – Un diplôme de bac+4 et cinq ans d’expérience exigés des prochains chefs de région non élus

Antananarivo, 21 Novembre, 12h30 – Des critères qui se veulent stricts pour le choix des prochains chefs de région. Comme ceux-ci ne seront pas élus comme prévu par la Constitution mais désignés par l’Exécutif, le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation entend mettre en place “un processus clair, transparent et rigoureusement encadré”. Des critères de compétences et d’expériences sont ainsi fixés pour les futures recrues, et parmi ces critères figurent le “diplôme de bac+4 reconnu par la Fonction publique” et les “cinq ans d’expérience pertinentes dans le domaine du management public ou du développement régional”.

A cela s’ajoutent d’autres compétences comme la maîtrise des outils de planification, de gestion budgétaire et de coordination intersectorielle ainsi que la connaissance du cadre juridique de la décentralisation et des mécanismes de coopération entre l’Etat et les collectivités. Sur le plan éthique et de leadership, le ministère souhaite un profil avec une intégrité morale et une éthique irréprochable, ainsi qu’un esprit de service public et une proximité avec la population. Ceux qui seront choisis devraient également avoir une “capacité de dialogue, de médiation et de concertation”.

Censés diriger l’organe chargé de la fonction exécutive de la région en tant que collectivité territoriale décentralisée, les chefs de région sont prévus être élus au suffrage universel. Créées par les textes sous la troisième République, les régions en tant que collectivités territoriales décentralisées n’ont jamais eu de chef de l’exécutif élu. Les premiers chefs de région ont été nommés à titre “provisoire” en 2004 en attendant l’élection des présidents de région, mais seuls les conseillers régionaux ont été élus en 2008. La désignation en Conseil des ministres des chefs de région s’est perpétuée et leur appellation a même été changée en “gouverneurs” en 2019.