Antananarivo, 14 Août, 7h45 – “La vérité ne meurt jamais. On ne peut pas non plus la cacher. J’ai donc dit aux familles que nous nous approchons de la découverte de toute la vérité sur cette affaire”. Le président de la République Andry Rajoelina a reçu en audience mercredi les familles des victimes de la fête d’anniversaire du 14 juin qui a tué au moins 32 personnes. L’occasion pour le chef de l’Etat d’évoquer avec eux l’évolution des enquêtes mais aussi de “les écouter, les rassurer et les éclairer face aux velléités de certains de mener le dossier sur d’autres terrains”, souligne la présidence dans un communiqué publié mercredi soir.
“Le président leur a indiqué que les enquêtes se poursuivent. Il leur a également assuré que tous les responsables de cette affaire auront les peines qu’ils méritent”, rapporte encore la présidence. Évoquant ce qu’il qualifie d’empoisonnement, le chef de l’Etat réitère que le mobile est bien “un différend familial qui ne concerne directement aucun d’entre vous”. “Mais vous devez faire face au malheur et comme vous êtes chrétiens, que Dieu apaise votre cœur, panse vos blessures et vous réconforte”, souligne Andry Rajoelina sur sa page Facebook.
Dans son communiqué, la présidence rappelle également que “les autorités ont toujours été aux côtés des victimes depuis que le drame est arrivé”. “Mon épouse et moi avons dépêché nos collaborateurs pour présenter leurs condoléances et offrir des bouquets de fleurs en signe d’amitié et de solidarité”, ajoute le président de la République. “Mais il y a un temps pour tout”, poursuit-il pour expliquer l’audience de mercredi. “Je comprends vos douleurs et vos inquiétudes. C’est pourquoi j’ai consacré ce temps pour vous écouter, pour vous réconforter et pour vous tendre la main”, ajoute-t-il.
Selon les derniers bilans officiels des autorités, au moins 32 personnes ont perdu la vie après avoir ingéré de la substance toxique contenue dans des aliments qui ont été servis durant une fête d’anniversaire organisée le 14 juin à Ambohimalaza. Les autorités affirment que les victimes ont été empoisonnées à l’atropine contenue dans deux plantes, la belladone et le datura. Retenant la piste de l’empoisonnement pour cause de différend familial, la justice a placé en détention préventive cinq personnes dont l’hôtesse de l’anniversaire et sa mère.
