AFFAIRE APOLLO 21 – Les avocats des condamnés ont déposé leur déclaration de pourvoi en cassation lundi

Antananarivo, 20 Décembre, 21h15– Une réaction attendue. Les avocats des individus condamnés dans l’affaire « Apollo 21 » ont déposé leur déclaration de pourvoi en cassation au niveau du greffe de la Cour de cassation, ce lundi, selon Maître Mamy Radilofe, avocat de Aina Razafindrakoto.

La partie défenderesse avait indiqué son intention de pourvoir en cassation après le prononcé du verdict par la Cour criminelle ordinaire (CCO) vendredi au palais de Justice à Anosy. Les avocats sont passés à l’acte pour formaliser la démarche, en attendant la notification qui leur permet de formuler leurs moyens de droits pour contester le verdict.

A entendre Maître Arlette Rafanomadio, qui conseille Paul Rafanoharana, les avocats concernés formulent leur demande à partir des exceptions, avancées durant le procès, vendredi. Dans un premier temps, il s’agit, entre autres, de ce qu’ils considèrent comme étant le non-respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence ou encore ce qu’ils croient être l’absence de pièces à conviction. « La procédure devrait être nulle », martèle-t-elle.

Herilaza Imbiki, ministre de la Justice a touché quelques mots sur le procès, en marge de son déplacement au Centre Fanarenana à Anjanamasina, ce lundi. Le Garde des sceaux avait affirmé l’indépendance de la justice et le respect des droits des accusés dans le traitement du dossier.

Après dix jours de procès, la CCO avait reconnu quatre des six accusés coupables d’association de malfaiteurs en vue d’assassiner le chef de l’Etat et de renverser le gouvernement, vendredi. Paul Rafanoharana écope 20 ans de travaux forcés alors que Phillipe François et Aina Razafindrakoto sont, chacun, condamnés à dix ans de travaux forcés. Victor Ramahatra et Yvon Randriazanakolona, dit Sareraka, dont les accusations ont été requalifiées, ont été condamné à cinq ans de prison avec sursis. Les éléments des forces armées, dont les hauts gradés, ont été acquittés alors que Ferdinand Razakarimanana a été relaxé au bénéfice du doute.