Antananarivo, 17 Octobre, 8h45 – La Banque mondiale table sur une croissance économique de 4,5% pour Madagascar durant l’année en cours. Elle maintient ainsi sa prévision de croissance pour la Grande île dans son rapport économique semestriel sur l’Afrique subsaharienne, publié lundi.
Dans les données sur Madagascar qu’elle a mises à jour au début de ce mois d’octobre, la Banque mondiale avait déjà avancé que la croissance économique du pays devrait être tirée par l’agriculture, les mines, l’industrie manufacturière, dont le textile en particulier, et les télécommunications. La reprise post-pandémique, ainsi que l’amélioration de la production agricole devrait également contribuer à une croissance globale.
Cette prévision de la Banque mondiale s’aligne avec l’objectif des autorités malgaches qui prévoient aussi une croissance économique de 4,5% pour 2024. Dans la Revue de milieu de l’année (RMA) de la situation économique du pays, le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) mise sur l’augmentation des investissements privés prévue pour le second semestre de l’exercice en cours. Le ministère indique dans ce document que les entreprises ont déjà anticipé une reprise de leurs activités dès le deuxième trimestre de cette année.
Une hausse du volume des importations de matières premières et d’équipements durant les six premiers mois de cette année par rapport à la même période de l’année dernière présage d’ailleurs une perspective positive pour le second semestre 2024, selon le ministère de l’Economie et des finances. Ce département déduit alors que “cette dynamique devrait stimuler la croissance économique grâce à une augmentation des investissements privés”. Le ministère en charge de l’Economie soutient toutefois que la baisse annoncée des investissements publics pourrait, éventuellement, entraver cette croissance.
Pour l’Afrique subsaharienne, la Banque mondiale estime que l’activité régionale devrait croître de 3% en 2024, grâce notamment à la hausse de la consommation et de l’investissement privés. L’inflation pour la région devrait pour sa part s’atténuer, pour passer de 7,1 % en 2023 à 4,8 % cette année. Et ce, sous l’effet de politiques monétaires et budgétaires plus strictes, de la stabilisation des devises et d’une diminution des perturbations d’approvisionnement, soutient toujours la Banque mondiale.
