AGRICULTURE – Les autorités misent davantage sur la lutte biologique contre les chenilles voraces dans le Sud et appellent au soutien technique et financier des partenaires
Antananarivo, 15 Avril, 17h10 – Réduire au maximum l’utilisation des produits chimiques. Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) opte davantage pour la mise en œuvre de « stratégies intégrées » ou encore le « ady gasy » dans la lutte contre les chenilles voraces qui ont déjà commence à infester les champs de culture dans le Sud de Madagascar. Ceci dans le but de protéger les cultures mais également l’environnement et la santé humaine, explique la secrétaire générale du ministère, Fanja Raharinomena. Elle a développé cette ne disposition en marge de l’atelier de validation de la stratégie nationale pour le développement des chaînes de valeur sensible à la nutrition, ce vendredi.
Ce responsable indique que la lutte contre ces ravageurs a déjà démarré. Elle admet cependant l’insuffisance des moyens pour la mener à bien. « Nous mobilisons actuellement nos partenaires, pour les appuis financiers mais également pour les techniciens qui peuvent venir en renfort sur le front », lance-t-elle.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture indique avoir déjà travaillé avec le Minae sur un intrant pour la lutte biologique. « Les premières expériences ont été concluantes. Nous sommes cependant encore au niveau expérimental et nous ne l’avons donc pas en quantité suffisante. C’est pour cela que nous devrions trouver plus de ressources», explique Charles Boliko, représentant de cette organisation onusienne à Madagascar.
Face à l’urgence, en tout cas, 128 litres de pesticides et de produits phytosanitaires ont été remises à la direction régionale de l’Agriculture de l’Androy cette semaine. Il y a d’ailleurs de quoi se dépêcher, selon les responsables sur place. Les chenilles voraces sont capables de dévorer un hectare de culture en une seule journée, d’après le témoignage des producteurs agricoles qu’ils ont rapporté.