AGRICULTURE – Plus de trois millions de tonnes de manioc produits en 2022

Antananarivo, 24 Avril, 20h55 – Avec un rendement moyen de 7,5 tonnes par hectare, Madagascar avait produit l’année dernière 3,004 millions de tonnes de manioc en ayant exploité 400 000 hectares. 60% de cette production, soit 1,802 millions de tonnes, ont servi à la consommation animale, d’après les données du ministère de l’Agriculture (Minae), rapportées par les autorités malgaches dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar.

 

Les 40% restant, soit environ 1,200 millions de tonnes ont été destinés pour la consommation humaine. Avec une consommation per capita de 41 kilos par habitant par an, 1,141 millions de tonnes ont servi à la consommation directe, 600 tonnes à la fabrication de Gari et 60 000 tonnes auxautres produits.

 

Madagascar entend doubler sa capacité de production actuelle, à près de 7 millions de tonnes, en 2027. Ceci, avec un doublement de rendement à 14 tonnes par hectare pour l’atteinte de cet objectif. Le Pacte pour la souveraineté alimentaire de Madagascar avance également la diffusion de techniques améliorées comme le «basket compost». Ce document parle aussi de la mise en place de parcs à bois pour la multiplication de boutures à variétés hautement productives et des unités mobiles de transformation de manioc en Gari ou en farine mélangée avec de la farine de blé.

 

Ces dispositions intéressent fortement le secteur privé local, indiquent les autorités malgaches. D’autant plus que la production de farine de manioc a déjà fait l’objet d’investissements privés, même s’ils sont relativement réduits pour l’instant, expliquent-elles.

 

Par ailleurs, l’amélioration du rendement pour la consommation humaine, notamment pour la consommation directe, la production de Gari et d’autres produits comme la pâte de manioc fermentée et le pudding ainsi que pour la substitution de farine de blé aura des impacts positifs. Si la farine de manioc venait en effet à être mélangée avec la farine de blé d’au moins 20% en 2027, celle-ci permettra de réduire la quantité de farine importée de 20 %.