AMBATONDRAZAKA – 18 personnes arrêtées après la mort d’un gendarme à Besakay Ambatondrazaka

Antananarivo, 25 Janvier, 13h55 – La gendarmerie nationale et le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) n’entendent pas laisser impunis les événements qui ont conduit à la mort d’un gendarme le 20 Janvier dernier à Ambatondrazaka. Six jours après les faits, 18 individus ont été arrêtés, annonce la gendarmerie dans un communiqué. Ils sont soupçonnés d’avoir tué un gendarme et d’avoir blessé un autre gendarme et un agent forestier. Une femme a également été interpellée pour diffusion de fausses nouvelles.
« Nous avons déjà prévenu que les auteurs de ces crimes ne s’en sortiront pas aussi facilement », rappelle Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable (MEDD). « Nous refusons ce type de traitement aux nôtres qui assurent la protection de la forêt et de la maison commune », poursuit-elle. « La loi sera appliqué sans tolérance et sans pitié à l’égard des ennemis de la Nation qui assassinent et détruisent l’environnement », ajoute de son côté la gendarmerie.
Des éléments des forces de l’ordre ont été dépêchés à Besakay Ambatondrazaka dès le lendemain du drame qui a coûté la vie à un gendarme. Celui-ci avait été tué alors qu’avec un collègue et un agent forestier, il venait d’interpeller deux individus soupçonnés d’avoir perpétré des actes de vandalisme dans la forêt de Mandanivatsy, commune de Besakay, district d’Ambatondrazaka. Une foule en colère a exigé que les deux suspects soient relâchés, et des individus ont commencé à attaquer les agents publics.
Un gendarme et deux civils ont été tués dans les affrontements, tandis que l’autre gendarme et l’agent forestier ont été retenus par la foule jusqu’à ce que le maire de Besakay intervienne. Des photos du gendarme et de l’agent forestier retenus par la foule et obligés de se mettre à genoux ont circulé sur les réseaux sociaux.
La Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH), de son côté, dénonce un cas de désobéissance civile qui « repose sur un refus de se conformer aux procédures judiciaires et administratives en vigueur ».