Antananarivo, 13 Octobre, 15h25 – Une bonne partie de l’eau potable produite pour Antananarivo se perd au moment de la distribution. Lalaina Andrianamelasoa, ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène fait état d’une “perte de 20%, selon des études réalisées par la Banque mondiale”. Selon ses précisions, ce sont “40 millions de litres d’eau qui sont perdus quotidiennement en raison de la vétusté des tuyaux de conduite d’eau souterraines”.
A en croire le ministre, c’est pour pallier ces pertes que l’eau est directement distribuée via des camions-citerne auprès des quartiers, dans les bonbonnes affectées à cet effet. Car “même si nous produisons de l’eau, cela se perd”, explique-t-il. Grâce au transport direct de l’eau de Mandroseza vers les quartiers, ce sont 376 m3 d’eau, c’est à dire 376 000 litres qui ont pu être distribués auprès de 38 bonbonnes d’eau installées dans la capitale et ses environs samedi, selon un compte-rendu partagé par le centre opérationnel “rano”. Vendredi, de minuit à midi, les camions-citerne ont pu distribuer directement jusqu’à 222 000 litres d’eau.
Pour réduire les pertes, le remplacement des conduites d’eau souterraines vétustes est l’un des programmes à moyen terme envisagé par les autorités. Un projet de remplacement de 78km de tuyaux est d’ailleurs déjà signé depuis quelques années et n’attend que la phase de mise en oeuvre. Le Conseil des ministres de mercredi avait souligné un problème de favoritisme dans l’attribution des marchés publics pour expliquer que ce projet n’ait pas pu démarrer plus tôt.
En attendant, le ministère et le centre opérationnel “rano” martèlent que l’eau transportée vers les quartiers est bien “potable et saine”. Lalaina Andrianamelasoa rappelle que les camions-citerne s’approvisionnent uniquement auprès de la station de production d’eau de Mandroseza où l’eau est analysée toutes les heures avant d’être distribuée.
