APPUI – Un prêt de 20 millions d’euro de la Banque européenne d’investissement accordé à l’entreprise sociale Sahanala pour deux projets d’agriculture et de pêche à Maintirano et Vohémar
Antananarivo, 19 Juillet, 7h25 – Signé et acté. Sahanala et la Banque européenne d’investissement signent une convention de prêt d’un montant de 20 millions d’euros pour le développement de deux projets dans le Nord et l’Ouest de la Grande île. La cérémonie de signature s’est tenu mardie entre Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, et Serge Rajaobelina, président du conseil d’administration de Sahanala.
Le premier projet consiste à soutenir la mécanisation de l’agriculture du côté de Maintirano. Le projet a pour objectif de mettre en place un complexe industriel pour la transformation de maïs, de riz, d’huile alimentaire et d’aliments pour animaux qui seront distribués sur le marché local. « Nous attendons d’ici trois à quatre ans pouvoir produire jusqu’à 40.000 tonnes », précise Damiana Rasoavinjanahary, directrice générale de Sahanala.
Le deuxième projet, qui tourne autour de la pêche, prendra place, pour sa part, à Vohémar. Il s’agira de mettre en place une usine de surgélation moderne. Cela permettra ainsi à de nombreux pêcheurs de pouvoir revendre leurs produits au marché local mais aussi à l’international. « Nous espérons sur ce volet exporter entre 300 à 400 tonnes de poulpes », ajoute la directrice.
Ces deux projets devraient permettre de créer près de 1 500 emplois selon Sahanala. « 900 postes permanents rien qu’à Maintirano et environ 200 personnes à Vohémar », précise la DG. Cela permettra aussi d’avancer en termes de sécurité alimentaire et en ce qui concerne la pêche, d’absorber l’immense quantité de poulpes pêchés annuellement notamment grâce à la transformation selon Paubert Mahatante, ministre de la pêche, également présent à la cérémonie.
Ce projet est jusqu’ici le plus grand projet agricole soutenu par la BEI à en croire Ambroise Fayolle. « On n’a jamais financé un projet de cette taille-là dans le domaine d’agriculture », explique-t-il. Le financement du projet est cependant justifié pour son apport dans la lutte contre l’insécurité alimentaire mais aussi car le projet est un appui au secteur privé et à l’industrialisation, poursuit-il.
Le vice-président de la BEI salue aussi le modèle de Sahanala. « Un modèle à suivre en matière de protection de la biodiversité, de norme environnementale, de formation des agriculteurs mais aussi sur le développement durable ».