MOBILITE URBAINE – L’association des coopératives FMA revient sur sa décision d’adopter un tarif à 700 et annonce des frais de transport à 600 ariary pour éviter les conflits avec les passagers et en attendant de nouvelles discussions avec les autorités

Antananarivo, 21 Juillet, 15h15 – Machine arrière pour les groupements des coopératives de transport urbain. Leurs dirigeants annoncent des frais de transport à 600 ariary moins de 24 heures après avoir décidé le tarif de 700 ariary. « Le tarif du transport urbain revient à 600 ariary à l’heure où je vous parle », confie Jean Arilanto Randrianarisoa, président du groupement Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA). « Nous souhaitons éviter les conflits avec les passagers et les différents troubles », explique-t-il.
Ce jeudi matin déjà, de nombreux véhicules ont décidé de ne pas travailler, craignant les réactions des passagers par rapport au nouveau tarif de 700 ariary décidé mercredi après-midi. A Ilafy, certains taxi-be de la ligne 192 n’ont pas desservi le trajet, parce que « les passagers refusent de payer les 700 ariary qu’on leur demande et haussent le ton quand nous insistons », confie un chauffeur. D’autres ont pris des passagers, avec une affichette 700 ariary sur leur pare-brise et leur portière, mais n’ont toujours pas voyagé tranquille. « 80% de nos membres n’ont pas travaillé ce jeudi », confie une source auprès de la coopérative Onja, membre du FMA.
Les coopératives de transport urbain membres du FMA n’en espèrent pas moins que le tarif à 700 ariary soit appliqué plus tard. « Des discussions et des négociations vont encore avoir lieu », poursuit Jean Arilanto Randrianarisoa. Les transporteurs au sein du FMA continuent de soutenir que des frais de transport inférieurs à 800 ariary ne sont pas viables.