Antananarivo, 27 Septembre, 14h50 – Le gouvernement assure avoir voulu « protéger et stimuler l’économie, maintenir le capital humain et faciliter la relance ». Il s’agit, soutient le Premier ministre Christian Ntsay dans son allocution à distance diffusée à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies, de l’un des trois objectifs principaux de la riposte multisectorielle mise en œuvre par l’Etat malgache face à la Covid-19. Ainsi, selon le chef du gouvernement, « l’Etat a décidé d’aider le secteur privé à préserver l’emploi et les outils de production », ainsi que « d’appuyer les différents secteurs impactés pour mieux faire face aux conséquences de cette crise sanitaire ».
Le gouvernement aurait ainsi, selon le Premier ministre, consenti « des allègements fiscaux sans précédent », doté des « semences et intrants aux paysans », octroyé « des packs de vivres à certains travailleurs impactés », commandé « plus de cinq millions de masques auprès des entreprises franches et des entreprises privées ». Christian Ntsay a également inclus dans ce plan « le lancement d’un grand projet d’investissements publics pour les infrastructures » ainsi que « l’appui à la recherche et à l’innovation pour la fabrication du Covid organics (CVO) ».
En Mars, dès le début de l’urgence sanitaire, le gouvernement a décidé d’un report des échéances de déclaration et de paiement de certains impôts. En Juin, l’Etat a proposé « trois lignes de financement », permettant des prêts avec des taux privilégiés et bonifiés allant de 8 à 10%, pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les micro-entreprises. A la même période, le président de la République annonce la « mise en place d’une stratégie de construction et de reconstruction, un plan Marshall d’une valeur de 1043 milliards d’ariary ».
A l’intention des travailleurs du secteur formel à jour de cotisation sociale, les autorités ont lancé, en fin Juillet, un projet de prêt aux employés, le « tsinjo fameno ». Garanti par l’Etat et octroyé par la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps), le prêt, d’un montant équivalent à un mois de salaire, est à taux zéro et le remboursement n’est prévu qu’à partir de janvier 2021.
Les autres appuis de l’Etat concernent principalement les ménages les plus vulnérables dans le cadre de ses efforts de « renforcement des mesures relatives à la protection sociale ». Il s’agit principalement des packs de vivres « Vatsy tsinjo », des transferts monétaires « Tosika Fameno » et des bons d’achat « Tsena sosialim-bahoaka ».
Pour les travailleurs envoyés en chômage technique et licenciés pour des motifs économiques, le secteur privé, en collaboration avec l’Organisation internationale des travailleurs (OIT) et le Programme alimentaire mondial (PAM) a mis en place le pack « Firaisankinan’ny orinasa ». Le pack, financé sur des fonds émanant du secteur privé et de ses partenaires, est constitué d’un montant de 100 000 ariary, et d’un panier garni de dons en nature pour les plus vulnérables.