Antananarivo, 8 Décembre, 10h 35 – Une fin de non-recevoir. Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, se positionne officiellement contre la procédure de motion de censure contre le gouvernement. « La motion de censure ne respecte pas les dispositions constitutionnelles et les textes en vigueur, donc irrecevable », annonce-t-elle dans un communiqué paru sur la page Facebook de l’Assemblée nationale, jeudi.
La présidente de la Chambre basse prévient sur la suite des événements. « Toutes les réunions pour poursuivre les étapes concernant ce dossier ne peuvent pas être exécutées», indique-t-elle.
Dans sa communication, Christine Razanamahasoa rappelle qu’il lui appartient de vérifier les signatures apposées dans la motion de censure. « A y voir de près, plusieurs signatures sont suspectes alors que des députés réfutent l’utilisation de leur signature », rapporte-t-elle. La présidente de la Chambre basse soutient également que le gouvernement n’a pas été informé de l’initiative et qu’elle n’a pas autorisé l’affichage de la motion.
Dans la matinée, plusieurs membres du gouvernement se réfèrent à la lettre de Christine Razanamahasoa pour contrer la motion de censure. Ils reprennent, point par point, les arguments de l’ancienne ministre de la Justice.
Des députés avaient déposé une motion de censure contre le gouvernement mercredi en fin d’après-midi. Le document, publié sur la page Facebook de l’Assemblée nationale, retiré quelques heures après, avait reproché au gouvernement plusieurs éléments dont le non-respect de la Constitution, la non-réalisation du Programme général de l’Etat, les « défaillances dans la gestion des affaires nationales » ou encore l’inflation. Selon ce document, 105 parlementaires avaient signé la motion de censure contre le gouvernement.