Antananarivo, 28 Février, 14h30 – Un délai fixé. L’Agence de recouvrement des avoirs illicites indique vouloir procéder à la vente aux enchères des véhicules qu’elle a saisis à la fin du premier semestre de cette année au plus tard. Ce deadline a été livré par son directeur général, Rado Rajohnson, lors de la présentation du rapport d’activités de l’agence, jeudi. “Cela nous permettra d’avoir un lot assez important pour être attractif”, confie-t-il.
Rado Rajohnson explique que l’Arai préfère regrouper la maximum de véhicules avant de procéder aux ventes aux enchères. Il s’agit, pour l’Agence, “d’éviter les dépenses excessives liées à l’organisation”, souligne-t-il. Or, à l’entendre, “des décisions de justice sont encore attendues dans la mesure où des personnes concernées par les procédures de l’Arai “ont intenté des pourvois devant le Cour suprême, ce qui a bloqué le processus. L’Arai indique alors préférer attendre la confirmation des décisions avant de lancer les avis de vente aux enchères.
En 2025, l’Arai n’a procédé à aucune vente aux enchères de véhicules. Dans le rapport publié jeudi, les recettes liées à ces ventes aux enchères pour le compte de l’année 2025 ne s’élevaient qu’à 36 500 000 ariary. Selon le rapport de l’Agence, cette somme correspond à la vente aux enchères de 460kg de concombre de mer qui a généré 13 800 000 ariary de recettes, et de trois navires à Mahajanga pour un montant total de 22 700 000 ariary.
Bien que les propriétaires des véhicules ne soient pas encore condamnés, l’Arai peut mettre en vente leurs biens. L’objectif est alors de conserver la valeur des objets saisis, qui sont considérés comme des objets périssables, en attendant les verdicts prononcés par les cours et les tribunaux. Si les propriétaires sont ensuite déclarés innocents, ils perçoivent la valeur de leurs biens saisis. S’ils sont condamnés, l’argent est versé au trésor public. En attendant, l’argent est versé sur un compte d’affectation spéciale.
