Le « tromba » est une de ces pratiques cultuelles et culturelles malgaches méconnues, mystiques et mythifiées. Beaucoup de nationaux en ont peur, et pourtant le « tromba » est bien un fait social pouvant faire l’objet d’études diverses. Nous avons rencontré Breeanna Elliott qui prépare un PhD en Histoire des sciences et de la médecine et qui s’est intéressé au « tromba » durant son séjour à Madagascar.
Je m’appelle Breeanna. Breeanna Elliott. Je viens des Etats-Unis et je suis doctorante. Je fais des recherches sur l’histoire, sur l’histoire de Madagascar et je me focalise vraiment sur la médecine traditionnelle
Qu’est-ce que le « tromba » ?
Le « tromba » est un type de « razana » particulier. Globalement les « tromba » viennent de Mahajanga ou des terres sakalava parce que ce sont des ancêtres royaux.
Le « tromba » est-il un phénomène localisé exclusivement à Madagascar ?
Au Zanzibar, il existe des « tomba », il y a des « saha » mais qui viennent de Madagascar. Ce sont les mêmes types de « tromba » que l’on retrouve là-bas et à Madagascar parce qu’ils viennent d’ici mais ils sont partis pour le Zanzibar il y a longtemps, je ne sais pas à quel moment exactement.
Quels sont les éléments que l’on peut rencontrer au cours d’un rituel « tromba » ?
En règle générale, on retrouve de l’alcool, des cigarettes, de l’encens. Cela dépend des « razana », il y a des habits qu’ils préfèrent, il se peut aussi qu’il y ait un parfum qu’ils aiment, c’est selon.
Le « tromba » est-il un esprit bienveillant ou malveillant ?
D’après mon expérience, je travaille exclusivement avec des « tromba » ou « razana » bienveillants. Généralement, ils aiment aider les êtres humains, ils aiment parler de leurs capacités, de leurs expériences. Je n’ai jamais eu de mauvaises expériences avec les esprits en général ni avec les « tromba » en particulier. Pour moi, il me semble que ce sont des esprits bienveillants mais ça dépend de l’expérience de chacun.
Quels sont les attributs du « tromba » ?
Les ancêtres royaux peuvent apporter la guérison en règle générale, mais tous les « tromba » n’utilisent pas obligatoirement des plantes médicinales.
