BUDGET – L’Etat avance un besoin brut de financement à hauteur de 8 651,19 milliards d’ariary pour l’année 2026

Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) estime à 8 651,19 milliards d’ariary le besoin brut de financement de l’Etat dans son Plan annuel de financement (PAF) pour l’exercice en cours. C’est le montant de l’argent que l’Etat devrait trouver afin de couvrir ses dépenses et ses projets qui ne sont pas comblés par ses recettes habituelles. Pour lever ce financement, la Stratégie de la dette à moyen terme (SDMT), préconise un recours modéré aux emprunts semi-concessionnels et commerciaux, détaillé dans le Document budgétaire annexé au projet de loi des Finances rectificatives (PLFR) 2026.

Pour financer son année 2026, l’État s’appuie principalement sur les aides et prêts internationaux qui contribuent à deux tiers du montant recherché. Et ce, tout en développant les emprunts à l’intérieur du pays pour éviter de trop dépendre de l’extérieur.

Le montant total du financement extérieur attendu s’élève à 5 839,35 milliards d’ariary. L’Etat indique que des bailleurs de fonds sont déjà identifiés. Cette somme proviendrait alors principalement des institutions multilatérales comme l’Association internationale de développement (IDA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI), qui injectent à elles seules plus de la moitié du financement global.

Le reste de ce financement extérieur est complété par des partenaires bilatéraux, à travers des prêts directs de pays comme la Chine ou d’agences de développement telles que l’Agence française de développement (AFD) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), ainsi que par la Banque Centrale à hauteur de 6,3 % via des fonds internationaux spécifiques à savoir les programmes FEC et FRD. Et une part marginale de 0,2 % sera mobilisée auprès de banques commerciales extérieures sous forme de prêts classiques.

Le financement intérieur, représentant 32,5 % du budget global soit 2 811,84 milliards d’ariary, sera quant à lui mobilisé directement sur le marché malgache. Cette ressource repose majoritairement sur l’émission de titres publics, des instruments de dette achetés par les investisseurs locaux qui fournissent des liquidités immédiates à l’État avec une perspective de remboursement futur. Ceux-ci sont portés notamment par les BTF à 3 ans qui s’élèvent à 11 % du financement total. Pour compléter ce dispositif et soutenir la gestion quotidienne de sa trésorerie, l’État bénéficiera également d’un appui direct de la Banque centrale sous forme d’avances temporaires, correspondant à un montant de 441 milliards d’ariary.