L’Exécutif annonce une volonté de mettre fin à une “LFR de routine”. Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison invite les parlementaires à exercer un examen rigoureux de la loi de Finances rectificative qui leur sera prochainement soumise. L’objectif est de s’assurer que ce projet budgétaire soit conforme aux cadres de planification stratégique définis, soutient le Chef du Gouvernement durant la présentation du Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale de l’Etat de la Refondation devant les députés ce lundi à Tsimbazaza.
“Il nous tient à cœur d’éviter toute dissonance entre les ambitions affichées dans nos plans de développement et la réalité des allocations budgétaires. Nous souhaitons proscrire toute démarche qui tendrait vers plusieurs privilèges, par exemple”, expose le Premier ministre. Le Chef du gouvernement sollicite de la part des parlementaires une attention particulière lors de l’examen de la LFR, afin de s’assurer que les inscriptions budgétaires répondent concrètement aux objectifs de performance annoncés et que ce document ne se limite pas à une “LFR de routine” sous couvert d’un plan ambitieux.
Le Premier ministre mise ainsi sur cette collaboration entre l’Exécutif et les institutions législatives chargées du contrôle de l’action gouvernementale. Cette démarche de contrôle conjoint contribuerait à instaurer une responsabilité partagée entre ces institutions, selon ses explications.
Le projet de Loi de finances rectificative s’articule autour de deux axes stratégiques majeurs, avait récemment avancé le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. D’une part, la mise en œuvre de mesures d’atténuation rigoureuses pour répondre aux chocs conjoncturels et, d’autre part, l’adoption de dispositions concrètes visant l’opérationnalisation d’une relance économique désormais jugée impérative.
Cette dynamique de redressement, érigée au rang de priorité nationale, bénéficie déjà d’un appui déterminant de nos partenaires techniques et financiers, rassure-t-il. À cet égard, des institutions de premier plan telles que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’Union européenne ont confirmé leur plein engagement à accompagner l’exécution de ce programme d’envergure, témoignant ainsi de la crédibilité et de la pertinence des réformes engagées, selon les explications du grand argentier.
