CARBURANT – 609.995m3 de produits pétroliers consommés durant le premier semestre 2022, soit une hausse de 18,8% par rapport à la même période en 2021

Antananarivo, 25 Août, 17h35 – La consommation de produits pétroliers de Madagascar a connu une hausse de 18% durant le premier semestre de cette année, comparée à la même période de l’année dernière. La consommation cumulée de Janvier à Juin 2022 s’était établie à 609.995m3 si elle était à 513.612m3 pour les six premiers mois en 2021, indiquent les chiffres de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) repris par l’Institut national de la statistique (Instat) dans son tableau de bord économique n°48.
Plus de la moitié de cette consommation du premier semestre, soit 312.963m3, était du gasoil, enregistrant une variation de 28,4%. Le super carburant consommé pour sa part était de 86.339m3 soit une évolution de 13,5%. Le pétrole lampant est le produit qui a connu le plus de variation puisque la hausse de la consommation était de 48,4%, passant de 17.638m3 à 26.166m3.
Cette consommation du premier semestre est supérieure à la prévision de consommation qu’avait sortie l’OMH et qu’il avait estimée à 571.202m3. Pour l’exercice complète de 2022, cet organe régulateur du secteur pétrolier aval avait sorti dans sa présentation du marché pétrolier pour le quatrième trimestre 2021 une prévision de 1,246 millions de m3 de produits pétroliers consommés cette année.
L’OMH avait indiqué que ses prévisions tablent sur une hausse du marché pétrolier de l’ordre de 7,6% par rapport à 2021. Et elles tiennent compte des réalisations en 2021 et des perspectives économiques en 2022 qui prévoyaient une croissance du PIB de l’ordre de +5,4% « grâce à la normalisation de la situation sanitaire, la réouverture des frontières, l’engagement stratégique du Gouvernement dans les investissements structurants et le retour de la confiance des acteurs économiques ».
Par ailleurs, il est à indiquer que le volume des produits pétroliers vendus, notamment à la pompe, est pris en compte dans le règlement du passif de l’Etat envers les distributeurs pétroliers. Avec le système de lissage, l’État et les pétroliers se sont convenus de régler ce passif sur la base de l’écart entre le prix de référence calculé (PRC) et le prix affiché à la pompe multiplié par le volume mensuel des ventes.