Antananarivo, 9 Novembre, 11h08 – Des comptes à régler. L’Etat estime entre 237 milliards d’ariary et 347 milliards d’ariary son passif net envers les pétroliers à la fin du mois de Mai 2022. Une estimation faite par les autorités locales après avoir déduit les arriérés de ces distributeurs de carburant envers le Fonds d’entretien routier (FER), les arriérés de paiement de la taxe sur les carburants et ce qu’ils doivent au ministère de l’Energie et des hydrocarbures en termes de Redevance de développement du secteur (RDS). Les deux parties devaient cependant encore se convenir sur le montant final du passif que l’Etat aura à régler, ainsi que les autorités malgaches l’ont exposé dans le dernier Mémorandum de politique économique et financière (MPEF) qu’elles ont préparé pour le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la deuxième revue du Programme sur la Facilité élargie de crédit.
Afin de limiter l’accumulation de nouvelles dettes, L’Etat indique avoir défini une nouvelle structure de prix des carburants, en consultation avec les pétroliers. Il avait également procédé à l’augmentation des prix à la pompe (PMAP) d’une moyenne de 43 % au mois de juillet de cette année, afin de réduire d’environ 25% l’écart entre les Prix de références calculés (PRC) et les PMAP. Les augmentations ont varié selon le type de carburant.
Les autorités malgaches ont toutefois estimé que des transferts pour les pétroliers sont nécessaires cette année afin d’apurer les dettes nettes existantes à la fin de 2021 et maintenir les dettes brutes sous le nouveau plafond de 300 milliards d’ariary convenu avec le FMI, en l’absence de nouvelles augmentations des prix à la pompe.
L’Etat s’est par ailleurs engagé à continuer à travailler sur la conception de mesures d’atténuation de la hausse des prix sur les populations vulnérables, y compris le renforcement des programmes de protection sociale, sur la base des études existantes et avec le soutien de la Banque mondiale. L’objectif est de mettre en place un mécanisme de tarification automatique des carburants d’ici le premier trimestre 2024.














