CARBURANT – L’Etat propose d’abaisser à 15% la TVA sur les ventes des carburants pour alléger l’impact de l’augmentation des prix à la pompe

Antananarivo, 17 Juin, 19h10 – Une mesure « d’allègement ». L’Etat propose l’abaissement du taux de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les ventes de produits pétroliers pour faire face à la flambée des prix des carburants d’une part, mais également pour soutenir le pouvoir d’achat de la population. Une baisse de cette TVA sur la vente de supercarburant et du gazoil à 15% contre les 20% actuels est avancée dans le projet de loi des finances rectificative (PLFR) 2022.

La mesure ne sera pas sans impact sur la caisse de l’Etat puisque la perte de recettes engendrée par cette mesure est estimée à 34,7 milliards d’ariary. La différence de 5 points de la TVA qu’il y aura avec ce projet de révision représente entre 140 ariary à 170 ariary par litre, avec les prix actuels de carburant. C’est une des mesures avancées par l’Etat donc pour alléger la hausse qui va s’appliquer prochainement, dont le taux attend d’être communiqué.

Cette TVA sur les ventes n’est qu’un composant du volet « taxes et redevances » de la structure du prix des carburants. Pour les taxes en effet, il faut considérer la Taxe sur les produits pétroliers (TPP), la TVA collectée par la douane et ce reliquat collecté à partir des prix des ventes. Concernant les redevances, il y a celle pour l’entretien routier (RER), celle pour le fonctionnement de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), celle pour l’environnement, ou encore la nouvelle Redevance pour le développement du secteur (RDS). Mais le gros composant de cette structure est bien sûr les Prix de référence frontière (PRF), ajoutés aux frais de distribution, du transport et du stockage.

Le ministre des Hydrocarbures Andry Ramaroson avait déjà avancé que l’ajustement des prix à la pompe est imminent. Lors d’une émission spéciale sur la chaîne nationale , il a expliqué que cet ajustement pourrait s’effectuer vers le mois de juillet, lundi. Il s’est cependant abstenu de se prononcer sur le taux de la hausse qui sera appliquée, en se contentant d’indiquer que les pourparlers avancent et que ce taux « est en train d’être connu ». Il indique que le sujet avait déjà été discuté avec le président de la République mais la décision finale sera prise en Conseil des ministres.

Le ministre en charge des Hydrocarbures a par ailleurs souligné que Madagascar ne peut pas prendre de décision tout seule puisque le pays travaille avec le Fonds monétaire international (FMI). Donc il y a les engagements envers cette institution de Bretton Woods ainsi que la Loi des finances rectificative à considérer, avait-il soutenu.