Le Premier ministre Christian Ntsay assure que les deux chefs de l’Exécutif n’étaient pas du tout au courant que le gouvernement malgache avait octroyé des certificats d’immatriculation provisoire à des avions de ligne Boeing 777. Il dénonce des escroqueries et une arnaque perpétrées par des opérateurs malintentionnés, qui avaient prétendu vouloir améliorer la desserte aérienne vers l’Europe, l’Inde ou l’Asie. Il indique alors que des enquêtes sont en cours et que l’assistance des organisations internationales comme le FBI ou l’Interpol est sollicitée. Le chef du gouvernement a officiellement pris l’intérim à la tête du ministère des Transports et de la météorologie ce mercredi, au lendemain du limogeage de Valéry Ramonjavelo.
Le Premier ministre Christian Ntsay prend provisoirement la direction du ministère en charge des Transports. Il annonce des enquêtes sur la délivrance de certificat d’immatriculation provisoire à des Boeing 777. Il évoque des collaborations avec le FBI et l’Interpol ainsi que l’OACI dans le cadre des investigations.
Le chef du gouvernement assure ne pas avoir été au courant de ce dossier avant qu’il n’éclate. Le président de la République n’en savait rien non plus, rapporte-t-il.
« Je tiens à réaffirmer que ni le Président ni moi-même n’étions au courant de cette affaire, ni de l’autorisation donnée pour les certificats de navigabilité provisoires et les certificats de manutention provisoires. Le Président n’en savait rien, et moi non plus. Comme cela a déjà été dit, l’enquête est en cours pour identifier toutes les personnes responsables. Certaines sont déjà recherchées », a déclaré le Premier ministre Christian Ntsay.
Mais ce ne sont pas les seules qui doivent l’être. Il pourrait y avoir beaucoup d’autres personnes impliquées. Et c’est ce que nous devons absolument éclaircir.
« Il y a toujours des personnes malintentionnées, des escrocs, qui sont à l’origine de cette situation. Et ce sont ces arnaques qui font l’objet de nos nombreuses enquêtes. Vous voyez bien que le promoteur de ce projet censé améliorer la desserte aérienne vers l’Europe, l’Inde ou l’Asie fait actuellement l’objet de recherches. De notre côté, nous restons ouverts en matière de transparence, et nous sollicitons aussi de l’aide car ce type d’affaires concerne plusieurs pays et l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale). Nous demandons donc de l’assistance pour pouvoir mener toutes les investigations, notamment avec les Américains, le FBI, ainsi qu’une collaboration avec Interpol.
L’idée est d’éviter que de telles situations se reproduisent dans notre pays. Ceux qui collaborent avec Madagascar doivent être des partenaires de choix. Nous ne pouvons pas accepter que notre pays soit utilisé par des réseaux illégaux », conclut-il.














