Antananarivo, 30 Mars, 7h35 – « La lutte n’est pas finie. Nous devons continuer à lutter ». Malgré « la lutte menée par les aînés en 1947 pour obtenir l’indépendance et la souveraineté de l’Etat malgache », le président de la République, Andry Rajoelina, reconnaît que Madagascar n’est pas encore tout à fait indépendant, dans son discours à l’occasion de la commémoration de l’insurrection de 1947, mardi à Manakara. « Des combats doivent encore être menés pour que Madagascar parvienne à la vraie indépendance », estime-t-il.
Dans son allocution, le chef de l’Etat souligne que Madagascar n’est pas encore indépendant ni en matière alimentaire ni dans la conduite des différents secteurs du développement. Et la lutte pour l’autosuffisance alimentaire et pour le développement demande du temps, estime-t-il. « Cela ne se fait pas en trois ans, cela ne se fait pas en un an », déclare-t-il à Manakara. « Nous faisons des efforts pour redresser la situation, mais nous avons la foi que Madagascar réussira, que Madagascar se développera », indique-t-il.
La lutte est d’autant plus ardue et difficile que « le monde et le pays traversent des temps difficiles », souligne Andry Rajoelina. Pour y arriver, le chef de l’Etat en appelle ainsi « à la solidarité et à la cohésion ». « L’égoïsme dont font preuve certains hommes politique ne nous mènera pas à la réussite », martèle-t-il, dénonçant certains comportements comme « la traîtrise, le sabordage, les divisions. Les anciens ne nous ont pas légué ces pratiques », insiste-t-il.
Après avoir présidé la traditionnelle cérémonie de dépôt de gerbe au mausolée d’Avaratr’Ambohitsaina, le chef de l’Etat s’est rendu au mausolée d’Ambalakararay à Manakara, autre haut-lieu de l’insurrection de 1947. D’autres cérémonies officielles ont eu lieu dans de nombreuses autres localités du pays. A Moramanga, c’est le Premier ministre qui a dirigé la cérémonie.














