Le gouvernement joue toutes ses cartes afin de sauver la filière vanille. Haingotiana Michela Angèle Andriamadison, ministre du Commerce et de la consommation, annonce devant les députés, lors de la séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale vendredi, que la campagne d’exportation de cette épice est prolongée jusqu’en fin août.
Habituellement, la campagne d’exportation de la vanille préparée ou de ses dérivés s’étend de la mi-octobre jusqu’au mois de juin de l’année suivante. Selon le membre du gouvernement, cette extension réglementaire devrait appuyer les dispositions précédentes afin de résorber et d’apurer définitivement les stocks de vanille à Madagascar.
L’objectif affiché du gouvernement est de libérer totalement l’exportation en facilitant l’acheminement des produits sur le marché international. En plus de l’extension de la campagne, la durée de validité de l’agrément des exportateurs a également été prolongée pour une période de deux ans.
“Les impacts de ces mesures d’urgence devraient se faire sentir prochainement”, souligne la ministre. “L’Alliance pour la vanille malgache (AVM) s’apprête à s’engager activement dans le rachat des produits”, poursuit-elle.
La représentante du gouvernement rappelle également les efforts déjà consentis par l’État pour relancer la filière. Parmi ces décisions phares figure le déblocage de 40 % des fonds du Conseil national de la vanille (CNV), désormais intégré à l’AVM, pour acheter directement la production auprès des planteurs et des préparateurs.
À l’entendre, “les difficultés actuelles de la filière s’expliquent principalement par un déséquilibre du marché, l’offre étant largement supérieure à la demande”. Les autorités estiment en effet que le marché ne pourra pas retrouver son équilibre tant que le stock actuel n’aura pas été totalement résorbé.















