COMMERCE – Le SPM achètera jusqu’à 200 tonnes par semaine de paddy à 1 700 ariary par kilo dans l’Alaotra Mangoro

Photo : MINCC

Le State procurement of Madagascar débute la campagne d’achat de paddy dans l’Alaotra Mangoro. Cette société d’Etat s’engage à racheter le kilo 1 700 Ar le kilo. Pour débuter, le volume d’achat passera de 50 tonnes à 200 tonnes par semaine, souligne un communiqué de la région Alaotra Mangoro.

Une signature de convention de partenariat a été effectuée entre le SPM le Gouvernorat de la région Alaotra Mangoro, 16 avril 2026. La cérémonie s’est déroulée en présence des députés, menés par le vice-Président de l’Assemblée Nationale pour la province de Toamasina, ainsi que la Préfecture d’Ambatondrazaka.

La convention évoque également une réduction de 50 % des ristournes que l’entreprise doit verser au à la Région. Cet accord concerne exclusivement le déstockage des produits restants des saisons précédentes. Il ne s’applique pas encore à la collecte de la récolte de l’année en cours.

Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, cette mesure est prise afin de prévenir un “chevauchement entre les stocks anciens et les nouvelles récoltes”, ce qui “pourrait provoquer une instabilité du marché au détriment des producteurs”. Elle s’ajoute à la décision de soumettre “l’introduction de riz importé sur le marché à une déclaration préalable obligatoire”. Il s’agit, selon toujours le ministère, “de mieux contrôler les volumes et de protéger la production locale”.

Les chiffres sur les importations de riz en 2025 font état de plus de 800 000 tonnes de riz mis à la consommation sur l’ensemble de l’année. Selon les données fournies par la direction générale des Douanes (DGD) dans ses tableaux de bord mensuels, cette quantité représente une hausse de 205%, soit plus du triple des 262 000 tonnes importés par la Grande île en 2024.

A en croire le directeur général du SPM, Guillot Ramilison, cité par la région d’Alaotra Mangoro, le SPM n’aurait importé que 14 000 tonnes contre plus de 650 000 tonnes pour d’autres importateurs