Deux enquêtes de sauvegarde pour protéger l’industrie malgache des boissons et celle des plastiques.
L’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) lance des procédures qui ciblent les jus de fruits, nectars et boissons aromatisées importés, ainsi que les articles ménagers en plastique provenant de l’étranger.
D’après l’ANMCC, cette décision technique répond à une hausse notable des importations qui fragilise les branches de production locales. Désormais, chaque importation de ces produits est soumise à une déclaration préalable d’importation (DPI) via le système Midac, une mesure de régulation immédiate pour surveiller les flux entrants.
L’enjeu pour Madagascar réside dans la préservation de son tissu industriel naissant face à la concurrence extérieure. Les statistiques douanières indiquent que les produits ciblés, notamment sous les positions tarifaires 2009 et 3924, occupent une part croissante du marché intérieur. L’enquête, prévue pour une durée de neuf à 12 mois, doit établir le lien de causalité direct entre ce volume d’importations et le dommage grave subi par les usines nationales. L’objectif est alors de vérifier si les capacités de production locales peuvent répondre à la demande sans être évincées par des produits à bas coûts.
“Le processus repose sur une phase de consultation rigoureuse impliquant toutes les parties prenantes. Les opérateurs ont un délai de 30 jours pour se manifester et 45 jours pour soumettre leurs données chiffrées via des questionnaires techniques”, détaille Barthelemy, directeur général de l’ANMCC. Cette étape permet d’évaluer la compétitivité réelle des entreprises locales. Des auditions publiques pourront être organisées afin de confronter les arguments des importateurs et des producteurs nationaux, garantissant ainsi le respect des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
