Antananarivo, 6 Juillet, 6h47 – 30.000 ariary au lieu de 75.000 ariary. Le prix d’achat proposé par les collecteurs était de 45.000 ariary inférieur au prix minimum de référence soumis par le gouvernement, lundi à l’ouverture de la campagne de commercialisation de la vanille verte dans les zones littorales de la Sava. Le montant est même bien en-deçà des prix de vente envisagés par les planteurs. « Au départ, les paysans ont inscrit 240.000 ariary, puis 200.000 ariary sur le tableau d’affichage des prix », rapporte Modeste Philibert Totofeno, maire de la Commune rurale de Tanambao Daoud, commune de rattachement du fokontany d’Anjala où la campagne a été officiellement lancée.
Les collecteurs, eux, n’ont réagi que l’après-midi, et ils sont restés sur leur proposition initiale à la fin de la journée. Le prix auquel ils ont proposé d’acheter le kilo de la vanille verte n’a même pas atteint le double du prix imposé par les autorités. « Nous ne pourrions pas acheter au-delà de 45.000 ariary », confie un acheteur venu participer à l’ouverture officielle de la grande campagne. « Avec la crise sanitaire, le risque est élevé », confie-t-il, craignant que les stocks ne trouvent pas preneurs si le prix est encore plus élevé.
Aucune transaction officielle n’a donc eu lieu au cours de la première journée. Les sources locales indiquent que les négociations vont maintenant se poursuivre en privé entre les producteurs et les collecteurs. Le spectre d’un prix inférieur au minimum de référence indiqué par les autorités plane sur le marché. Le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a indiqué que le prix de référence devait être affiché au niveau des marchés, et consigne a été donnée consigne aux autorités locales de contrôler les échanges.