COMMISSION ÉLECTORALE – La nouvelle composition de la Ceni sans la personnalité désignée par le président de la République 

Deux membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) manquent encore à l’appel. Il s’agit de la personnalité que doit désigner le président de la République, et de la personnalité que doit élire le Sénat. Sur les huit membres ayant démissionné en mars, seuls six ont été remplacés. Leurs remplaçants ont été désignés mercredi par décret présidentiel.

 

Les six nouveaux membres sont Rajafetra Abraham, au titre de la Haute cour constitutionnelle (HCC), Danielle Omega Rambina, au titre de la Cour suprême, Mamy Rabetokotany au titre de l’Ordre des avocats, Anitra Rakotoarisoa au titre de l’Ordre des journalistes, Cyrille Rabenandrasana et Lanjaniony Sariaka Andriatsimiala au titre des organisations de la société civile oeuvrant dans le domaine de l’observation des élections. Ces six nouveaux membres devraient donc rejoindre Thierry Rakotonarivo, membre élu par l’Assemblée nationale en remplacement de feu Abdallah Houssene et le seul à ne pas avoir démissionné en mars.

 

Conformément au décret, ces nouveaux membres achèvent le mandat de la Ceni actuelle, qui devrait prendre fin en 2027. Ils “assureront également la fonction de leurs prédécesseurs respectifs pour le mandat au sein du bureau permanent pour la durée qui reste à courir”.

 

Leur mission principale consiste à préparer le terrain pour les scrutins à venir. Selon le compte-rendu du Conseil des ministres de mardi dernier, une refonte de la liste électorale est prévue. Malgré les voix s’élevant pour demander sa dissolution, la Ceni demeure l’unique organe compétent pour mener à bien cette refonte du registre électoral.

 

L’avenir de l’institution devrait être débattu lors de la Concertation nationale prévue dans les prochains mois. Le Chef de l’État a d’ailleurs rappelé que la Constitution ne lui confère pas le pouvoir de dissoudre arbitrairement les institutions et organismes régis par la Loi Fondamentale.