CONDITION DE VIE : Un malgache d’aujourd’hui est 41% plus pauvre qu’un malgache en 1961, juste après l’indépendance

 

Antananarivo, 25 Février, 18h30 – Des conditions de vie qui se sont largement détériorées. Les autorités malgaches ont rapporté dans le document détaillant le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar que le Produit intérieur brut (PIB) réel par habitant a progressivement diminué depuis l’indépendance. En moyenne, un malgache d’aujourd’hui est 41% plus pauvre qu’un malgache en 1961, d’après ce qui est exposé dans ce document.

 

La Banque mondiale de son côté avait déjà avancé que 81,6% de la population malgache en 2022 vivent en dessous du nouveau seuil international de pauvreté, qui est fixé à 2,15 dollars, soit à peu près 9.000 ariary par jour. C’est un record en termes de pauvreté enregistré par le pays. Toutes ces personnes sont considérées par cette institution de Bretton Woods comme vivant dans l’extrême pauvreté.

 

Plusieurs défis de développement sont à relever. La Banque mondiale parle par exemple d’une croissance qui reste structurellement limitée par un déficit du capital humain et des infrastructures, la forte prévalence de l’informalité et de l’agriculture d’autosubsistance, ainsi que par la faiblesse de la gouvernance et des institutions. Cette institution financière souligne également l’exposition de Madagascar aux impacts du changement climatique.

 

Avec autour de 33,6 millions d’habitants à prévoir en 2027, le plus grand défi pour Madagascar est de satisfaire les besoins alimentaires de sa population qui ne cesse de croitre. « L’inaction aura pour conséquence l’aggravation de la sous-alimentation et de la paupérisation de la population de la Grande Île », souligne le document sur le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar.

 

Ce document avance que «l’augmentation des taux de malnutrition et des maladies associées aura pour effet de fragiliser davantage le tissu social à Madagascar ». Il ajoute également que « les faibles productions agricoles réduiront la disponibilité alimentaire et induiront une inflation plus accentuée sur les prix des produits ». Aussi, dans un contexte de faiblesse du pouvoir d’achat de la population, de sous-emploi et de pauvreté, « tous ces effets pourront générer de l’instabilité politique », d’après toujours ce document national.