Antananarivo, 26 Octobre, 12h05 – Quand le choc force la transformation. Le Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem) estime qu’il est “temps de bâtir une souveraineté économique”. Ce groupe de réflexion s’est exprimé face à la presse ce vendredi, devant la phase de refondation que traverse le pays, en insistant notamment sur les sources de financement qui devront être affectées pour son redressement.
Pour le Crem, la clé du financement du développement réside dans la bonne gouvernance et la mobilisation des ressources internes. Et la souveraineté économique prônée par ce groupe devrait être fondée sur plusieurs facteurs. Patrick Randriamisata, qui est administrateur du Crem, parle d’une gouvernance exemplaire couplée par une gestion publique efficiente, la lutte active contre la corruption et la valorisation des capacités productives locales et des talents nationaux.
Ces économistes recommandent également l’internalisation du financement de l’économie, via notamment des instruments financiers comme les Bons du trésor par adjudication. Ils proposent par ailleurs le développement d’un marché boursier national pour les entreprises publiques, afin de stimuler l’investissement et la transparence.
Le Crem estime d’ailleurs que toute démarche de changement au pays doit mettre le bien être du peuple malgache au cœur des priorités. La préservation des intérêts économiques de la Nation, la protection des ressources et la consolidation de la stabilité économique doivent, selon lui, constituer les fondements de toute réforme politique.
Le fait qu’un économiste soit placé à la tête de l’Exécutif constitue en tout cas déjà un élément majeur pour assurer une vision plus prospective de la conjoncture économique future, lance le Dr Hubert Rafaliarisoa, vice-président du CA du Crem. Ceci suggère que la politique économique qui sera menée au cours des deux prochaines années devrait être fondée et articulée autour des besoins du pays, lance-t-il.
“Cette approche nécessite d’examiner attentivement les dépenses publiques du pays et d’identifier les canaux de financement nécessaires pour faire fonctionner la machine administrative et répondre efficacement aux aspirations de la population”, conclut-il.














