Antananarivo, 4 Juin, 6h15 – Vers un retour de Madagascar au sein du Comité du patrimoine mondial? Réponse en novembre à l’issue de l’Assemblée générale des Etats parties à la Convention du patrimoine mondial qui se tiendra à Paris. Après son premier mandat au sein de ce comité de 21 membres, en charge de la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial de 2005 à 2009, la Grande île brigue un nouveau mandat de quatre ans, s’étendant de 2025 à 2029.
Pour l’Assemblée générale élective de 2025, sur un total de 12 sièges à pourvoir, deux sièges seront à attribuer dans le groupe auquel appartient Madagascar. Il s’agit des sièges que vont laisser vacants le Kenya et le Rwanda, arrivés en fin de mandat. Les autres candidats du groupe Va sont le Botswana, le Congo, la Tanzanie et le Togo. Pour l’instant, aucun des cinq pays de l’Afrique subsaharienne n’a soumis les noms de leurs experts censés représenter leur pays au sein du Comité.
En attendant, la Slovénie, par la voix de sa présidente Nataša Pirc Musar en visite d’Etat sur la Grande île depuis mardi, annonce déjà son soutien à la Grande île. “La Slovénie soutient la candidature de Madagascar pour le Comité du patrimoine mondial”, indique-t-elle dans sa déclaration officielle au Palais d’Etat d’Iavoloha. Une annonce qui s’inscrit dans le cadre d’un soutien mutuel évoqué durant l’entretien avec le président de la République Andry Rajoelina, mardi.
Dans son discours, la cheffe d’État slovène rapporte avoir évoqué avec son homologue malgache “la collaboration des deux pays au sein des organismes internationaux”. A titre de réciprocité au soutien slovène, “Madagascar soutient la candidature de la Slovénie au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies”.
Au-delà des candidatures pour des mandats au sein des organisations internationales, il s’agit, selon la présidente slovène, d’une volonté partagée de renforcer la voix des pays du Sud global au sein des instances multilatérales. “Nous croyons tous les deux que la voix des pays du Sud global doit être entendue et qu’il faut, en tant que communauté internationale, travailler ensemble et de manière juste”.
Nataša Pirc Musar affirme, par la même occasion, le soutien de son pays à la réforme de l’Organisation des Nations Unies, notamment pour que les pays africains soient représentés de manière permanente au sein du Conseil de sécurité.
