COOPERATION – Le système d’informations criminelles, une base de données d’Interpol contenant la liste des individus objets d’alertes internationales, mis à disposition du Bureau indépendant anticorruption (Bianco)
Antananarivo, 9 Septembre, 10h05 – La liste des personnes recherchées par Interpol et faisant l’objet d’alertes internationales accessible au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco). Le système d’information criminelle, l’une des 18 bases de données de l’organisation internationale de police criminelle et contenant les « données à caractère personnel et antécédents judiciaires des personnes faisant l’objet d’une demande de coopération internationale » est mis à disposition de l’agence malgache de lutte contre la corruption. La convention de coopération en ce sens a été signée jeudi au siège du Bianco à Ambohibao.
Selon les explications du Commissaire divisionnaire Jean Rostand Rabialahy, directeur du Bureau central national (BCN) d’Interpol à Madagascar, « le Bianco est autorisé à utiliser cette base de données aux fins de réalisation de ses missions répressives ». La liste inclut, notamment les personnes poursuivies et/ou condamnées mais pas encore arrêtées dans 195 pays pour ses enquêtes.
Pour les signataires, il ne s’agira cependant pas d’arrêter des personnes déjà condamnées. « L’arrestation des individus déjà condamnés et qui se trouvent à l’étranger relève davantage du ressort de la coopération judiciaire », précise Laza Andrianirina, directeur général du Bianco, Interpol étant une organisation de coopération policière dans le cadre d’enquêtes transnationales et non judiciaires.
Le respect de la Charte relative à l’accès au système d’informations d’Interpol par les entités nationales a été mis en avant durant la cérémonie de signature de la convention. Selon le communiqué conjoint des deux entités « le Bianco s’assure de l’exploitation à bon escient de cette belle opportunité », tandis que « le BCN veille au traitement judicieux par le Bianco des données fournies par le système »
Sur son site Internet, l’organisation précise que la plupart de ses notices, notamment les alertes et les demandes de coopération internationales, sont « strictement réservées aux services de police et ne sont pas rendues publiques ». Elle reconnaît toutefois que « dans certains cas où il est nécessaire d’alerter le grand public ou de lui demander son aide, un extrait de la notice peut être publié ». Elle souligne également le caractère toujours public des notices spéciales des Nations unies qui concernent les groupes et les individus visés par le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.