“Ce que nous signons aujourd’hui va au-delà d’une simple coopération financière”. Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne, se félicite de la signature de trois nouvelles conventions de financement avec l’Etat malgache mardi. D’un montant total de 370 milliards d’ariary, soit environ 73 millions d’euros, les trois accords constituent “un signal, une marque de confiance et de renouveau dans la coopération”, confie-t-il à la presse au cours d’un point de presse conjoint à Mahazoarivo, juste après la cérémonie de signature.
Dans sa déclaration, le diplomate rappelle que “ces conventions de financement ont été signées sous le gouvernement de la Refondation, dans un cadre de travail concerté avec le Premier ministre, le ministère des Finances et les ministères sectoriels”. Il évoque “la volonté commune de produire des résultats”, et salue “l’engagement solennel” du Premier ministre de s’assurer que “les fonds des partenaires internationaux seront utilisés à bon escient et iront directement aux bénéficiaires, jusqu’au dernier ariary, jusqu’au dernier euro”.
Dans sa déclaration, le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo parle d’une “nouvelle façon de travailler dans la gestion des fonds” provenant des partenaires. En plus de les rassurer, il s’agit aussi d’“augmenter les appuis internationaux dans le cadre de la mise en place de la stratégie de développement économique du pays”, souligne-t-il. Le chef du gouvernement a d’ailleurs remercié le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, pour les actions de plaidoyer auprès de l’Union européenne ayant permis la signature des trois conventions. “Le président de la Refondation donne les consignes, le gouvernement élabore la stratégie et les ministres mettent en œuvre”, ajoute-t-il.
La première convention, d’un montant de 140 milliards d’ariary, concerne l’accès à l’eau potable et l’assainissement à Toamasina. La deuxième, estimée à environ 125 milliards d’ariary, porte sur l’environnement, l’agriculture et le développement agricole, avec un accent sur la lutte contre la déforestation et la protection de la biodiversité, présentée comme l’une des spécificités majeures de Madagascar à l’échelle régionale et mondiale. La troisième convention prévoit, enfin, près de 70 milliards d’ariary pour la relance économique, la création d’emplois et le soutien à l’entrepreneuriat et aux activités productives du secteur privé.