Un grand ballet maritime à l’horizon. La compagnie de croisière française Ponant programme jusqu’à 40 escales pour la saison 2026-2027, s’étalant du mois de novembre au mois de mars. C’est le ministère du Tourisme et de l’artisanat qui fait part de cette fréquence de voyage, discutée lors des rencontres entre la ministre Lily Rafaralahy et des géants mondiaux de l’industrie de la croisière en France.
La délégation malgache avait entamé les négociations avec les hauts dirigeants de Ponant. Spécialiste mondiale des croisières de luxe et d’expédition, cette compagnie se distingue par sa flotte de navires à taille humaine. En accueillant seulement 150 à 200 passagers par voyage, elle promettrait d’injecter une clientèle internationale à très fort pouvoir d’achat directement au cœur des destinations les plus préservées de la Grande Île.
Des discussions ont parallèlement eu lieu avec MSC Cruises. Troisième armateur mondial et leader incontesté sur le marché européen, la compagnie italo-suisse prévoit d’aligner cinq escales majeures durant cette même période hivernale. Contrairement au modèle confidentiel de Ponant, MSC projette de mobiliser des paquebots de grande capacité, capables de débarquer entre 3 000 et 7 000 passagers par rotation.
Mais l’accent avait été mis sur la mise aux normes des infrastructures maritimes afin d’accueillir ces géants de mers dans les meilleures conditions. MSC Cruises a surtout exprimé le besoin de moderniser les ports de Toliara et de Tolagnaro afin de répondre aux exigences techniques et de sécurité de ses navires. Elle se serait déclarée prête à soutenir ces aménagements via des partenariats publics – privés (PPP), avec pour objectif de pérenniser des escales hebdomadaires sur ces sites.
L’aménagement de marchés artisanaux dédiés ainsi que l’installation de distributeurs automatiques de billets sur les sites d’accueil des croisiéristes avaient par ailleurs été avancés pour optimiser l’expérience client et maximiser les retombées économiques directes sur les communautés locales. Le tourisme de croisière constitue d’ailleurs un levier de fidélisation pour la destination Madagascar. Environ 60 % des croisiéristes reviennent ultérieurement pour un séjour prolongé dans les destinations qui les ont séduits, souvent accompagnés de proches ou de leur famille, indique le ministère du Tourisme.
Le nombre total de croisiéristes s’étant rendus à Madagascar pour l’année 2025 s’élevait à 40 550 visiteurs. Ils représentaient environ 12,2 % du volume total des arrivées au pays, s’établissant à 330 909 touristes, rapporte ce département.
