DELESTAGE – Le rétablissement de la livraison de fuel pour la Jirama discuté avec les transporteurs d’hydrocarbures

Antananarivo, 7 Juin, 7h35 – Une autre réunion pour résoudre le problème d’approvisionnement en fuel lourd des centrales de la Jirama. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, avait évoqué la tenue d’une rencontre que son équipe devait avoir avec les transporteurs de carburants. Cette réunion devait se tenir lundi en début d’après-midi, avec pour objectif de régler le problème d’acheminement des produits pétroliers pour la Jirama, d’après ce que le ministre avait confié à la presse lundi.

 

La question du transport du fuel est un point non négligeable contribuant au délestage de l’électricité auquel la compagnie nationale est contrainte de procéder. Le stock de fuel est suffisant mais c’est leur acheminement auprès des sites de production de la Jirama qui causerait problème. « Nous allons voir avec ces transporteurs pourquoi il y a peu de camions-citernes qui opèrent comme auparavant », avait avancé le ministre Solo Andriamanampisoa.

 

A en croire le ministre, seuls quatre camions-citernes seraient arrivés à Antananarivo le week-end dernier. Ce chiffre avait augmenté à cinq lundi matin. Or, il faudrait pour la Jirama au moins dix camions-citernes de fuel pour épargner ses abonnés du délestage, poursuit-il. Le ministre de l’Energie avait alors indiqué avoir mobilisé tous les transporteurs qui travaillent avec la Jirama.

 

Les acteurs du secteur de la distribution avaient également été appelées en renfort. Ce qui devrait, selon les explications de Solo Andriamanampisoa, permettre d’avoir une cinquantaine de camions supplémentaires pour la livraison de carburant pour la Jirama. L’acheminement de ce produit par voie ferrée serait également envisagé.

 

Des membres de l’Association professionnelle des transporteurs d’hydrocarbures (APTH) s’étaient plaints du problème de paiement de leur livraison de carburants pour la Jirama au mois de mai, malgré l’accord déjà conclu entre les deux parties. Ils indiquaient à l’époque être en attente de l’effectivité de cet accord, surtout que la plupart d’entre eux peineraient à avoir de l’argent pour acheter du carburant. Ils travailleraient ainsi à perte pour la Jirama, ont-ils soulevé.

 

Le ministre Solo Andriamanampisoa indique avoir déjà discuté de ce problème de paiement avec les responsables de la Jirama. Ces derniers auraient déjà fait des efforts pour régler ce qu’ils doivent aux transporteurs. « Il ne devrait pas y avoir de transporteurs à qui la Jirama doive d’énormes sommes », lance le membre du gouvernement.