Antananarivo, 10 Avril, 9h15 – La Jirama n’est pas autorisée à régler les factures de carburant qui lui sont présentées tant que celles-ci n’auront pas été auditées. Il s’agit là d’une décision prise par l’Etat, par rapport aux dépenses excessives en carburant de cette compagnie nationale, explique le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Andry Ramaroson, samedi.
« La Jirama a, certes, des dettes à régler », reconnaît le ministre. Il souligne cependant que « nous refusons de payer automatiquement chaque facture qui nous est présentée ». Il insiste sur la nécessité de « vérifications préalables » avant tout paiement. « C’est la raison pour laquelle nous exigeons ces audits », soutient-il.
Le MEH prévoit à la fois un audit financier et un audit technique. L’audit financier consistera à comparer les documents présentés par les fournisseurs de carburant et ceux détenus par la Jirama. Il vise notamment à vérifier la cohérence des sommes réclamées. L’audit technique, pour sa part, aura pour objectif de constater l’utilisation exacte du carburant livré dans chaque site. C’est seulement à l’issue de ces démarches que les paiements seront validés par le MEH.
Pour l’instant, le montant exact des dettes que la Jirama doit à ses fournisseurs n’est donc pas encore déterminé. Mis à part le carburant, il y a également la location des groupes électrogènes ainsi que l’achat d’énergie que cette société d’Etat doit régler auprès des producteurs d’électricité. En 2020, pas moins de 650 milliards d’ariary du Fonds Covid avaient été affectés à la Jirama. 531 milliards d’ariary étaient transférés pour son achat d’énergie et location de groupes, plus de 77 milliards d’ariary pour l’achat de fuel d’urgence, d’après le rapport d’audit de la Cour des comptes.
Photo : Ministère de l’Energie et des hydrocarbures














