DEVELOPPEMENT RURAL – Le projet Agriculture durable par une approche paysage s’achève sur une note positive

Antananarivo, 24 Avril, 10h10 – Un bilan positif dressé. Le projet Agriculture durable par une approche paysage (Padap), mis en œuvre depuis 2019 vient d’être clôturé officiellement ce mardi. « Même si les objectifs que nous nous étions fixés au départ n’ont pas été tous atteints à 100%, nous pouvons nous féliciter d’avoir contribué au développement rural et à l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires à travers nos réalisations », déclare Oliva Rafalimanana, la coordinatrice nationale de ce projet.

Plusieurs réalisations ont été présentées en marge de la cérémonie de clôture de ce projet, qui a bénéficié du financement de l’Association internationale de développement (IDA), du Global environment facility (GEF) et l’Agence française de développement (AFD). En ce qui concerne par exemple les infrastructures, l’eau et l’irrigation, il est rapporté que le Padap est intervenu dans la réhabilitation et la rénovation de 76 barrages hydrauliques. Ce projet affiche 214 kilomètres de canaux d’irrigation au compteur, permettant d’irriguer 3 315 hectares de périmètres. Sans parler de la réhabilitation de 10 ponts et de la rénovation de pistes pour faciliter le déplacement des paysans et l’acheminement des produits vers les marchés.

Pour ce qui est de la production agricole, ce projet avait fourni des semences améliorées, des engrais et des intrants pour les agriculteurs, tout en promouvant des techniques agricoles améliorées. Et pour pérenniser les efforts, près de 300 paysans semenciers avaient été formés dans le cadre de ce projet.

Le projet PADAP est par ailleurs intervenu dans le volet environnemental et socio-organisationnel. Grâce à son appui, 652 171 hectares de surfaces protégées bénéficient d’une gestion durable par les communautés de base (COBA). 1,7 millions de jeunes plants ont déjà été produits par 114 pépiniéristes répartis dans les quatre régions d’intervention du projet que sont Analanjirofo, Boeny, Sava et Sofia. Tous les volets d’activités de ce projet devaient aussi considérer les aspects humains parmi ses indicateurs de résultats et facteurs de succès de ses objectifs de développement.

Plusieurs défis restent cependant à relever, admettent ceux qui étaient responsables de ce projet. C’est pourquoi, les structures de relais, les associations locales ainsi que les différents services et départements techniques des ministères ont déjà été identifiés pour continuer et pérenniser les réalisations dans ces zones d’interventions.

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