A Madagascar, beaucoup d’abattoirs ne font pas faire les visites d’inspection des animaux destinés à l’abattage. Des animaux qui ne respectent pas les normes de la santé animale peuvent ainsi arriver sur le marché. Le syndicat des docteurs vétérinaires de Madagascar militent pour un contrôle plus strict du respect des normes par les abattoirs et les tueries.
Avant tout abattage, les animaux doivent passer par plusieurs étapes. L’inspection ante-mortem par des professionnels est une étape incontournable. Sauf que beaucoup d’abattoirs ne respectent pas cette règle.
Les risques d’envoyer de la viande contaminée sur le marché sont ainsi élevés.
Dr France Ranaivosolofo, Président du Syndicat des docteurs vétérinaires de Madagascar : « à l’arrivée [de l’animal], il est procédé au contrôle des papiers. Il faut contrôler le passeport, la FIB (fiche individuelle de bovidés), les documents qui sont demandés au niveau des abattoirs. Après cela, le vétérinaire procède à une visite de l’animal vif, c’est ce qu’on appelle la visite ante-mortem, avant l’abattage. Le bovin en bonne santé peut entrer à l’abattage. Celui qui n’est pas en bonne santé ne peut y aller, cela veut dire que l’animal est refoulé. Parce que les lois sur la santé animale et l’alimentation humaine prévoient qu’il est formellement interdit de donner à la consommation humaine des animaux qui viennent d’être vaccinés, ou qui viennent de consommer de l’antibiotique ou d’autres médicaments ou des produits chimiques. »
« Puis après, il se repose pour une journée, et après cette journée de repos, il peut enfin être abattu. Après l’abattage, le vétérinaire ou le paraprofessionnel vétérinaire refait une visite pour vérifier si l’animal respecte les normes sanitaires pour la consommation humaine, donc comestible. Et c’est seulement après qu’il peut être envoyé chez le boucher, que ce soit le boucher détaillant, le boucher grossiste ou le boucher en magasin.
« Certains (abattoirs) suivent les normes, mais d’autres non. Certains, je suis désolé de le dire, ne prévoient même pas le contrôle des forces de l’ordre. Et c’est ce qui a entraîné les problèmes chez nous, et qui nécessitent vraiment d’être réglés.
« Nous au niveau du syndicat, nous militons pour que les abattoirs respectent les normes. Et la première de ces normes veut que les visites d’inspection de la viande doivent être effectuées par des professionnels formés. Donc, en premier lieu, le docteur vétérinaire et le paraprofessionnel vétérinaire, puis le médecin humain et l’infirmier dans les localités où il n’y a pas de docteur vétérinaire, pour effectuer ces inspections de viande. »
