ECONOMIE – Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo estime que Madagascar avait atteint sa vitesse de croisière lors de la première année du quinquennat d’Andry Rajoelina mais que tous les efforts ont été mis à mal par la crise sanitaire et la crise en Ukraine

Antananarivo, 20 Août, 8h47 – Un « contexte défavorable ». Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, porte-parole du Gouvernement, défend le bilan du régime Andry Rajoelina et les efforts fournis par les autorités dans un contexte économique difficile. Elle explique les difficultés actuelles par les épreuves que le pays a dû traverser durant une bonne partie du quinquennat.
Pour la ministre de la Communication et de la culture, « le pays avait trouvé sa vitesse de croisière » durant la première année du quinquennat. « Notre PIB aurait dû jouir de la croissance mais on a vu ce qui s’est passé », explique-t-elle lors de son émission hebdomadaire « Tsy ho tompon-trano mihono » diffusée sur les chaînes publiques, vendredi. Elle fait notamment allusion « à la crise sanitaire liée à la Covid-19, les cinq cyclone successifs qui ont fait des dégâts mais aussi la crise économique liée à la guerre en Ukraine ».
A en croire la ministre, la situation actuelle est différente de ce qui s’est passé sous le régime de l’ancien président qui a eu un bilan négatif alors qu’il n’a pas eu à affronter les problèmes d’aujourd’hui. « Durant l’ancien régime, il n’y a pas eu de Covid ni de guerre en Ukraine (…), ni les impacts du changement climatique (…), pourtant le bilan est négatif que ce soit les délestages, l’insécurité et le reste », lance –t-elle justifiant pourquoi elle défend le bilan du régime Rajoelina.
Durant son intervention, la porte-parole du gouvernement défend aussi les actions de l’Etat en faveur du secteur privé, insistant sur les aides apportées aux entreprises pour faire face à tous ces contextes difficiles. Elle a entre autre cité les aides administratives, les aides matérielles ou encore les aides financières notamment à travers le projet Fihariana, « un projet présidentiel », insiste-t-elle. Pour la ministre, ceux qui critiquent font « mine de ne pas voir » tout ce que les autorités ont fait en termes d’industrialisation malgré les difficultés.