Antananarivo, 20 Avril, 7h10 – La suppression des taxes et des impôts de 2020-2021. La réouverture des frontières pour tous et pas seulement pour quelques privilégiés bénéficiant des autorisations de l’Etat. Les réclamations des opérateurs du secteur du tourisme se ressemblent où qu’ils se trouvent. La semaine dernière, des loueurs de voitures et des guides touristiques issus des régions de Vakinankaratra, de Menabe, de Vatovavy-Fitovinany et de Fianarantsoa se sont retrouvé à Antsirabe pour faire entendre leur voix. Presque au même moment, les homologues de la capitale qui ne pouvaient sortir de la région d’Analamanga ont également haussé le ton.
Avec la fermeture des frontières aux liaisons aériennes commerciales avec l’étranger depuis le début de l’épidémie, le secteur du tourisme souffre. Des dizaines de milliers d’emplois sont perdus, et près de 50% des entreprises opérant dans le secteur ont dû fermer leurs portes. « Depuis 15 mois, nous n’avons pas de travail ni de revenus. Plusieurs familles ont du mal à survivre et beaucoup ont même dû vendre leurs biens », alerte Jean Charles Ranaivomiandrisoa, guide et accompagnateur national.
Pour soutenir les acteurs du secteur, le ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie s’est lancé dans une campagne de promotion du tourisme local, mais les actions ne semblent pas suffire pour les acteurs du secteur. La direction générale des impôts a également accordé un énième report du paiement des impôts par les opérateurs du secteur.