Antananarivo, 1er Juin, 13h10 – Des chiffres qui interpellent. 97% des élèves de 10 ans rencontrent des difficultés à lire et à comprendre un texte simple en français, pourtant langue d’enseignement sur la Grande île. Le retard d’apprentissage à Madagascar est de 10% en plus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne et de 6,8% de celle des pays à faible revenu. Ces chiffres ont été rapportés dans la note de conjoncture économique de Madagascar, publiée par la Banque mondiale ce mercredi.
D’après cette institution financière, le niveau des résultats scolaires sont étroitement liés à la performance des enseignants, à leur satisfaction professionnelle et à l’administration des établissements scolaires. Les faibles qualifications académiques des enseignants, surtout ceux au niveau des communautés, sont particulièrement pointées. La Banque mondiale estime que 80% d’entre eux n’ont pas de diplôme adéquat.
Mais en plus de ne pas bénéficier de soutien suffisant, la satisfaction professionnelle des enseignants dans les écoles publiques est faible. La Banque mondiale parle de « retard de paiement de salaires, de la précarité de l’emploi, du manque de formation continue, de ratio enseignants-élèves élevé » en plus de l’insuffisance des infrastructures de base et de matériels pédagogiques.
Les résultats scolaires peuvent cependant être améliorés. Pour ce faire, la Banque mondiale insiste sur des stratégies de réformes qui conjuguent le renforcement de la transparence, la mobilisation citoyenne, l’administration des établissements scolaires et la motivation des enseignants.














