Antananarivo, 5 Octobre, 15h45 – Un champ d’action élargi. Deux nouvelles régions viennent s’ajouter aux zones d’interventions du projet d’Appui à la gestion participe et décentralisée de l’école (Tafita) qui est actuellement à sa troisième phase. Ce qui porte à treize le nombre des régions cibles de ce projet de coopération technique entre le ministère de l’Education nationale (MEN) et l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Et ce dans l’objectif d’accroître davantage l’accès et la rétention à l’éducation de base ainsi qu’à améliorer la qualité de l’éducation avec l’amélioration de la gestion des écoles en collaboration avec la communauté (Feffi).
Ce projet est mené afin de répondre à la crise d’apprentissage à Madagascar. Bien qu’il ait déjà fait ses preuves dans plusieurs pays, comme ceux de l’Afrique de l’Ouest, “nous l’avons adapté avec le contexte à Madagascar, en coopération avec les responsables du MEN”, soutient Yuko Murakami, conseillère technique en éducation pour le projet Tafita-Jica.
Deux méthodes sont alors appliquées au niveau des écoles, précise Tsoa Rakotojaona, un des responsables de la mise en œuvre du projet Tafita. Il y a d’abord la gestion participative des écoles avec la contribution des communautés à travers le Feffi. Mais il y a également l’application du Technique d’apprentissage suivant le bon niveau de l’élève (TARL) pendant les cours de remédiation, c’est-à-dire en dehors du temps scolaire.
La méthode TARL est une méthode pédagogique permettant aux élèves d’acquérir rapidement les compétences de base en lecture et en mathématiques. A l’heure actuelle, les différentes évaluations entreprises ont démontré qu’environ la moitié seulement des heures officielles d’écoles sont réellement effectives au niveau des Ecoles primaires publiques (EPP). “C’est afin de compenser ces heures perdues que ces cours de remédiation sont dispensés aux élèves, en dehors du temps scolaire. Ceci dans l’objectif d’améliorer leurs performances dans les disciplines de base”, explique Tsoa Rakotojaona.
Depuis sa mise en œuvre, le projet Tafita rapporte une amélioration de 29% des performances en lecture pour 1,015 millions d’élèves dans 10 596 écoles auprès des 11 régions d’intervention. Il aurait également permis d’améliorer de 23,3% les performances de 599 046 élèves dans 3 338 écoles en mathématiques de base, dans les régions Analamanga, Amoron’i Mania et Itasy. Et les impacts de ce projet sur les résultats d’examen sont encourageants. Depuis l’adoption de ces deux méthodes, le taux de réussite au CEPE a toujours dépassé par exemple les 83% ces trois dernières années, pour l’EPP Miaramasoandro du Cisco Antsirabe I, témoigne la directrice de cette école, Delphine Razafindramaha.
