EDUCATION – Inquiétudes face à la fin de vacances de Pâques et la reprise des cours prévue le 19 Avril

Antananarivo, 14 Avril, 11h40 – Les vacances de Pâques devraient se terminer dimanche pour les élèves de tout Madagascar. Après deux semaines de fermeture, trois pour certains, les établissements scolaires sont prévus à nouveau accueillir leurs élèves à partir de ce lundi 19 Avril.
 
Dans la circonscription (Cisco) d’Antananarivo Ville, les désinfections des salles de classes ont commencé depuis cette semaine pour les établissements publics, confie Lalaina Ramananantony, chef Cisco. « Chaque établissement est doté de gel désinfectant et d’équipements pour le lavage des mains avec du savon », indique-t-il. Les établissements se préparent pour la rentrée, « mais nous avons encore jusqu’à samedi pour voir si l’Etat maintient le retour à l’école ce lundi », poursuit-il.
 
La reprise ne rassure pourtant pas tous les enseignants et les parents. Le directeur d’une école privée sise à Analamahitsy ne cache pas son inquiétude face à la hausse des cas de contaminations au coronavirus. « L’année dernière, je faisais partie des dirigeants d’établissements privés qui réclamaient la réouverture des écoles, mais cette fois-ci, la situation me paraît plus grave », soulève-t-il. « Je ne veux pas prendre de risque pour les élèves et les enseignants », ajoute-t-il. Il suggère au ministère de l’Education nationale de revoir le calendrier scolaire pour cette année et d’adapter le mode d’enseignement. « Nous avons déjà procédé à un cours en distanciel comme cela a été le cas l’année dernière », explique-t-il.
 
Mino Harilala, parent d’élève, s’inquiète elle aussi de devoir envoyer ses enfants à l’école. Elle évoque une « situation très risquée vu le nombre de nouveaux cas que l’on recense au quotidien », s’inquiète-t-elle. « J’ai interdit ma fille de sortie depuis le début des vacances de Pâques, je ne vois pas pourquoi je l’envoie côtoyer le virus dehors », poursuit-elle. « Faut-il que les enfants portent jusqu’à la fin de leur vie la culpabilité d’avoir contaminé leurs parents qui pourraient mourir de la maladie ? » se demande un autre père de famille.
 
Photo d’archives