Antananarivo, 17 Septembre, 13h12 – Pour intégrer le secteur de l’enseignement public, il faut désormais « être fonctionnaire, avoir au moins 30 ans, être titulaire du baccalauréat et d’un diplôme justifiant de la maîtrise de la langue française, maîtriser l’outil informatique et la communication ». Il faut également « avoir suivi une formation pédagogique, avoir travaillé dans le secteur de l’éducation depuis six ans, avoir une aisance relationnelle ».
Le communiqué du Conseil des ministres de mercredi a publié une liste des critères que doit respecter toute personne souhaitant intégrer le milieu de l’éducation. « Etre de nationalité malgache et maîtriser les langues malgache et française » font également partie de cette liste, tout comme l’obligation de suivre des formations liées à la pédagogie et à l’éducation. Pour être directeur d’école, des expériences dans la gestion d’établissements scolaires sont également requises.
Ces critères devraient déjà s’appliquer aux enseignants et directeurs des établissements scolaires publics « manara-penitra » qui seront bientôt ouverts, comme l’indique le communiqué du Conseil des ministres. L’idée, souligne le communiqué du Conseil des ministres est « d’améliorer la qualité de l’éducation ». Le faible niveau de qualification des enseignants constitue l’un des défis auxquels le secteur de l’éducation fait face à Madagascar.
Pour les enseignants déjà en poste, que ce soit les fonctionnaires ou les contractuels et qui ne répondent pas forcément aux critères énoncés par le Conseil des ministres, « un système pour la coordination des affectations dans tout le pays » sera mis en place. Le Conseil des ministres annonce l’octroi de primes d’installation pour les enseignants affectés dans des localités éloignées de la capitale.
Photo d’illustration : Présidence de la République