Réseaux sociaux, appels directs, plaintes. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) indique tenir compte des signalements qui lui sont transmis. Outre les contrôles sur le terrain, le ministère veut aussi identifier plus rapidement les établissements qui ne respectent pas les règles, à travers l’opération “Fôsika”. Les dossiers reçus sont ensuite transmis aux autorités compétentes, dont le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).
Les contrôles des établissements d’enseignement supérieur ne reposent plus uniquement sur les descentes effectuées par les agents du ministère. Les citoyens sont également invités à signaler les établissements ou les formations qui leur paraissent irréguliers. C’est le principe de l’opération “Fôsika” lancée cette année. Selon le directeur de l’accréditation et de l’assurance qualité (Daaq), Dr Bearisoa Rakotoniaina, les citoyens qui constatent des irrégularités peuvent déposer une plainte ou effectuer un signalement auprès du Mesupres. Les alertes peuvent être transmises par téléphone, par le biais de plaintes ou encore via des messages privés sur les réseaux sociaux.
De nombreuses personnes ont déjà effectué des signalements, à en croire le Daaq. Ces informations permettent au ministère d’orienter ses opérations de contrôle et d’identifier des structures qui fonctionnent en dehors du cadre légal. Les établissements qui ne disposent pas d’autorisation ou qui ne remplissent pas les conditions requises peuvent ainsi faire l’objet de mesures, allant jusqu’à la fermeture. Il en est de même pour ceux qui délivrent des diplômes dans des conditions irrégulières. Les plaintes reçues dans le cadre de l’opération “Fôsika” sont également transmises au Bianco pour les suites nécessaires
Cette démarche intervient alors que le ministère renforce les contrôles sur le terrain, notamment dans le cadre de la préparation de la Commission nationale d’habilitation, prévue à partir du 21 septembre. L’objectif est également de prévenir les étudiants et leurs parents face aux offres de formation qui peuvent paraître attractives, mais dont la reconnaissance ou la qualité ne sont pas garanties. Avant de verser des frais parfois élevés, le réflexe à adopter est donc de vérifier l’existence légale de l’établissement, son autorisation ainsi que la reconnaissance de la formation proposée.
