Un deuxième mandat pour Hakainde Hichilema. Les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale zambienne le créditent d’environ 60% des suffrages, alors que cinq des 226 circonscriptions restent à dépouiller. “Ces résultats manquants ne devraient pas influencer de manière significative le résultat global de cette élection », précise toutefois la présidente de la commission électorale, Mwangala Zaloumis.
Le président sortant, au pouvoir depuis 2021, devance son principal adversaire, Brian Mundubile, crédité de près de 38% des voix. « Nous sommes profondément touchés par la confiance que vous nous avez accordée », déclare « HH » après l’annonce de sa victoire. Des centaines de ses partisans, vêtus de rouge, la couleur de son parti, l’United Party for National Development (UPND), ont célébré le résultat dans les rues de Lusaka.
Le chef de l’Etat réélu avait affronté 13 autres candidats lors du scrutin du 13 août qui s’est déroulé dans un contexte politique plus tendu qu’à l’habitude pour la Zambie. Depuis le retour au multipartisme en 1991, la Zambie a connu des alternances au pouvoir par les urnes. Cette année, l’opposition a notamment dénoncé des irrégularités dans le dépouillement, tandis que plusieurs figures de l’opposition ont été arrêtées avant ou autour du scrutin. La Commission électorale avait également suspendu temporairement le dépouillement en raison de violences.
Cette réélection intervient alors que Hakainde Hichilema met en avant les progrès réalisés sur le plan économique, notamment la restructuration de la dette et la baisse de l’inflation. La situation sociale reste cependant difficile : selon la Banque mondiale, plus de 70% des quelque 22 millions de Zambiens vivent avec moins de trois dollars par jour. La Zambie est le deuxième producteur africain de cuivre et le huitième au niveau mondial.
Avec AFP
