Antananarivo, 18 Mars, 10h30 – Faible implication et motivation des citoyens à s’inscrire dans la liste électorale. Insuffisance des matériels de recensement des électeurs. Quasi-inexistence de sensibilisation et d’information concernant la refonte totale des listes électorales au niveau des Fokontany. Insuffisance de connaissance des agents recenseurs de leur localité d’intervention. Réticence des comités locaux de recensement des électeurs à collaborer dans le recensement des électeurs à cause des faibles motivations et indemnités. Indisponibilité des électeurs lors des passages répétitifs des agents recenseurs, rendant leurs tâches encore plus difficiles. L’observatoire Safidy soulève un certain nombre d’anomalies constatées durant la période de recensement des électeurs dans le cadre de la refonte de la liste électorale. Il indique que ces anomalies « ont été parmi les causes des défaillances fréquemment citées par les agents recenseurs », conduisant ainsi à une faible inscription des électeurs sur les listes électorales.
Dans un communiqué de presse publié jeudi, l’observatoire Safidy reconnaît que la refonte des listes électorales et du registre national électoral s’est déroulé sans incident majeur. Il n’en souligne pas moins que les objectifs fixés n’ont pas pu être atteints en raison des anomalies constatées dans l’organisation de l’opération de recensement. Il rappelle, entre autres, que l’objectif fixé par la CENI d’inscrire 13,5 millions d’électeurs n’est atteint qu’à 67,1% jusqu’à fin janvier. Il souligne également que seuls 13% des districts ont pu atteindre plus de 75% des objectifs fixés par la CENI tandis que 17,2% n’ont pas pu atteindre 50% de leurs objectifs.
Parmi ses recommandations, l’observatoire Safidy met en avant la sensibilisation médiatique et la participation de toutes les parties prenantes à la vie publique, pour motiver et convaincre les citoyens à s’inscrire dans la liste électorale. L’organisation propose « des émissions et des publicités fréquentes dans les médias publics nationaux et leurs antennes régionales et les radios locales ». Elle préconise l’envoi des SMS par la Ceni, le renforcement des communications via les réseaux sociaux, et des actions d’éducation par les organisations des sociétés civiles et autres acteurs à l’instar des partis politiques, des Eglises, des leaders traditionnels, etc ».
