ELEVAGE – Les acteurs de la filière bovine travaillent sur un projet de décret relatif à l’exportation de viande de zébus

Antananarivo, 15 Septembre, 19h08 – Les acteurs de la filière bovine ont participé à l’élaboration du projet de décret portant sur la levée « partielle » de l’interdiction d’exportation de zébu. Le projet concerne uniquement la viande bovine et devrait encore maintenir l’interdiction d’exportation de bovins sur pieds, comme il a été présenté lors d’un atelier à Anosy, ce jeudi. Ces acteurs, représentant le secteur public et le secteur privé se sont penchés sur les balises juridiques ainsi que sur les mesures d’accompagnement nécessaires afin de préserver le cheptel national.
L’objectif de cet atelier était de rassembler toutes les parties prenantes pour apporter leurs réflexions, expériences et leurs connaissances dans l’élaboration de ce projet de décret, explique le directeur général de l’Elevage, Lezoma Tsiry Andriamahatola. Celles-ci ont, par exemple, insisté sur le fait que seuls les abattoirs agréés pourront exporter les viandes.
Les questions relatives à ces abattoirs d’exportation ou encore le quota d’exportation figurent parmi les points qui ont également été abordés. Le volet traçabilité a aussi été discuté, étant donné qu’il est prévu que les viandes bovines, objets de l’exportation, doivent être issues d’animaux identifiés électroniquement et enregistrés dans la base de données centrale du ministère en charge de l’Elevage.
« Il s’agit pour le moment de travailler sur les préalables et les conditions nécessaires à cette exportation de viandes. Ce que nous entreprenons aujourd’hui c’est de préparer à l’avance une future éventuelle exportation. C’est à l’Etat que revient la décision de la lancer avec les conditions et les préalables que nous avons pu voir durant l’atelier», souligne Lezoma Tsiry Andriamahatola.
L’Etat malgache, avec l’appui des partenaires techniques et financiers (PTF) a déjà entrepris d’importantes réformes sur la filière viande bovine, notamment en matière de structuration, de rehaussement de la conformité du cheptel et de gestion de la santé et de la sécurité des animaux. Madagascar prône d’ailleurs un secteur d’élevage compétitif et durable, capable d’assurer la sécurité alimentaire de la population et conquérir les marchés d’exportation.
Photo : Dujardin Delacour