Antananarivo, 18 Septembre, 11h20 – Le projet Volobe Amont se présente comme un bon investissement pour les institutions financières. Elles sont déjà plusieurs à manifester leurs intérêts à le financer le projet, confie le directeur général d’Africa50, Alain Ebobissé. C’était en marge d’une conférence de presse sur l’Assemblée générale des actionnaires de ce groupe d’investissement panafricain mardi.
Cet intérêt croissant pour le financement de ce projet hydroélectrique est constaté depuis que celui-ci avait été jugé « dérisqué » par les institutions financières, explique Alain Ebobissé. Il soutient que “une fois le projet dérisqué, notamment au niveau des études et des négociations avec le gouvernement, l’intérêt croît. Et à un moment donné, il croît tellement qu’il n’y a plus de place pour tout le monde”. Selon lui, “nous sommes aujourd’hui à une phase où l’intérêt pour Volobe augmente significativement”.
La direction générale de la CGHV avait déjà indiqué au mois de février de cette année qu’une dizaine de banques de développement étaient déjà intéressées à financer ce projet. Ce promoteur du projet Volobe avait alors mandaté la Société financière internationale (SFI) du groupe de la Banque mondiale pour l’appuyer dans cette quête de financement. Un tour de table des bailleurs, en vue de sélectionner les banques qui offrent les meilleures conditions et de négocier les contrats avec ces institutions financières avait été annoncé à l’époque.
Selon ce qui était avancé au mois de février, le coût total de développement, de construction et de financement du projet hydroélectrique de Volobe s’élève autour de 550 millions d’euros. 25% de ce besoin seront financés par son promoteur si les 75%, soit environ 400 millions d’euros, devront être fournis par les banques de développement, d’après ce qui avait été exposé.
Actuellement, les actionnaires de la CGHV sont le groupe panafricain Axian et Africa 50. L’Etat est également prévu entrer dans le capital de ce consortium, avec une prise de participation à hauteur de 20% au moment de la clôture financière de ce projet hydroélectrique.
Concernant le retard qu’accuse la réalisation de ce projet, Alain Ebobissé estime que “il est tout à fait normal, dans un projet mené en Partenariat public-privé (PPP) que le gouvernement et ses promoteurs discutent de manière âpre sur ses termes et ses conditions”. Il soutient alors que “il faut trouver un équilibre, dans une négociation constructive et parfois difficile. C’est comme ça que nous assurons la soutenabilité des projets sur le long terme”, a-t-il lancé.
Alain Ebobissé insiste toutefois qu’étant donné que le projet arrive déjà à maturité et que plusieurs institutions sont prêtes à l’accompagner, “nous devons capter et accélérer le dynamisme positif déjà constaté”. Aussi, “nous allons pousser tout le monde à aller plus vite”, a-t-il avancé. Car selon lui “chaque retard dans la mise en œuvre de projet réduit l’opportunité de baisser le prix de l’électricité qui est attendu par la population”.
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